Les élections américaines des midterms passées, le Moyen-Orient est toujours dans l'incertitude sur une possible reprise de la guerre. Jeudi 5 novembre, Donald Trump a réitéré ses menaces, affirmant que les États-Unis pourraient détruire le reste de l'Iran. De son côté, dans les sillons de la cuisante défaite du président américain, l'Iran intensifie ses efforts diplomatiques.

Publié le : 07/11/2026 - 07:14

2 min Temps de lecture

Ces derniers jours, différents hauts représentants de l'autorité iranienne l'ont répété : « Il n'y aura pas de reprise de négociations avec les Américains tant qu'ils ne respecteront pas de manière concrète les sept conditions avancées par l'Iran. » En attendant une réponse de Washington, le régime iranien continue son offensive diplomatique multilatérale. 

Au niveau régional, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi s'est entretenu par téléphone avec plusieurs dirigeants du Golfe ces dernières 48 h. Là aussi le message est constant : il faut choisir entre une insécurité collective ou une sécurité régionale. 

Téhéran tente ainsi de continuer son rapprochement auprès des pays du Golfe abandonnés militairement par l'allié américain et poursuit son but à long terme de réduire au maximum l'influence américaine dans la région. 

Le pays a d'ailleurs accordé des dérogations aux restrictions de navigation dans le détroit d'Ormuz à l'Irak, au Qatar, dans la région du Golfe, ainsi qu'à l'Inde et à la Chine.

L'Iran regarde aussi vers l'Est : le plus haut responsable de la sécurité, Mohsen Rezaei, a rencontré Vladimir Poutine à Moscou le 5 novembre pour discuter notamment de la construction de gazoducs reliant la Russie à l'Iran.

Washington promet 20 millions de dollars

Vendredi 6 novembre, l'armée américaine a annoncé offrir une récompense de 20 millions de dollars « et un possible déménagement » à toute personne lui apportant des informations sur le programme nucléaire iranien. Ces informations peuvent concerner « ses installations, ses équipements et le personnel associé », a détaillé sur X le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

Depuis le début de la guerre en Iran, initiée par des frappes américano-israéliennes en février, Donald Trump a, à de multiples reprises, martelé qu'il ne voulait « pas laisser l'Iran avoir l'arme nucléaire ».

Le 1er novembre, il assurait encore avoir « neutralisé leurs capacités nucléaires ». « Il nous reste encore à nous occuper, je dirais, d'un ou deux sites », avait-il déclaré à des journalistes, faisant notamment référence au mont Kolang (« Pickaxe Mountain » en anglais), une montagne soupçonnée d'abriter un complexe nucléaire souterrain, selon les services de renseignement américains.

À lire aussiLes États-Unis ont mené des frappes contre l'île iranienne de Qeshm

Source: RFI

At a glance

Topic
World
Country
🇫🇷 FR
Publisher language
FR
Added to Allnira