Par Paule Gonzalès
Publié le 23/10/2026 à 17h25, mis à jour le 23/10/2026 à 17h29
DÉCRYPTAGE - La Liberté de manifester a comme limite les risques à l’ordre public, non la légitimité des manifestants.
Tous les constitutionnalistes ont relevé, incrédules, les mots du président de la République. Jeudi, à l’issue de sa réunion avec les services de renseignement, Emmanuel Macron semble s’être pris les pieds dans le tapis constitutionnel concernant les manifestations. «La recommandation générale, c’est qu’il n’y ait pas de manifestation dans les jours à venir, a-t-il déclaré. Les gens qui veulent continuer à manifester, quand ce sont des organisations syndicales, les préfets proposeront des tracés alternatifs. Quand ce ne sont pas des organisations syndicales, partout où on le peut, on interdira.» Lorsque des demandes de manifestations seront «faites par des gens qui n’ont aucune légitimité pour cela, elles seront interdites par les préfets, parce que ce n’est pas le moment, parce que nous voulons un retour au calme», a-t-il insisté.
Un concept rigoureux
Des propos a priori en contradiction avec l’article 11 de la Constitution et des articles 8 et 10 de Convention européenne des droits de l’homme, qui fonde la…
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Source: Le Figaro · Paule Gonzalès
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