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Chronique
Jérôme Latta
Cofondateur des « Cahiers du football »
L’Inter et l’AC Milan ont présenté leur futur stade, qui implique le sacrifice de la mythique enceinte de San Siro sur l’autel de la modernité, explique le journaliste Jérôme Latta, dans sa chronique.
Publié aujourd’hui à 15h00 Temps de Lecture 3 min.
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Son acte de naissance scelle la destruction d’un monument du football européen. Présenté, jeudi 29 octobre, le futur stade de l’Inter et de l’AC Milan devrait voir le jour en 2031 ou 2032, juste à côté des vestiges du mythique Giuseppe-Meazza, dans le quartier qui lui donne son autre nom, San Siro.
« Le stade actuel est encore parfait pour jouer. Et il a une histoire incroyable. C’est un monument de la ville de Milan. Ils le démolissent pour en construire un qui n’a aucune raison d’exister », s’est indignée la légende des Rossoneri, Gianni Rivera, dans une interview au quotidien La Repubblica.
Malgré les échecs de plusieurs projets, entre autres parce que la municipalité défendait le caractère patrimonial de l’ancienne enceinte, le chantier va pouvoir commencer en faisant table rase du passé.
Décret d’obsolescence
Pourtant, quel passé ! Celui de la « cathédrale », érigée en 1926 et rehaussée d’un deuxième anneau de tribunes trente ans plus tard par l’architecte Armando Ronca (1901-1970), qui le dote d’iconiques rampes d’accès en spirale. Avant la Coupe du monde 1990, le troisième étage et le toit aux poutrelles rouges compléteront cette inimitable forteresse brutaliste.
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Source: Le Monde · Jérôme Latta
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