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Outre-Rhin, le virage stratégique de l’armée en faveur d’un réarmement de sa marine a favorisé l’émergence de deux « champions » nationaux de la construction de navires de guerre, TKMS et Rheinmetall, à l’offensive à l’international.

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Au chantier naval TKMS, lors d’une visite des ministres de la défense allemand et indien, à Kiel (Allemagne), le 22 avril 2026.

Le soleil pelé de la fin d’octobre peine à percer la brume qui recouvre la baie de Kiel, dans le nord de l’Allemagne. Le Förde, nom donné à l’étroite langue de mer qui s’engouffre sur 17 kilomètres dans la plaine du Schleswig-Holstein et s’ouvre sur la mer Baltique, est étonnamment peu venteux ce matin-là. Cette baie aux eaux abritées de la houle, reliée à la mer du Nord par un canal, est un port naturel qui a permis le développement des chantiers navals militaires dans la seconde moitié du XIXe siècle.

La ville de Kiel, peuplée de 248 000 habitants, est aussi un endroit où l’Allemagne prend ses airs les plus scandinaves, avec ses bâtiments de brique, son flegme et une certaine mélancolie maritime. Difficile, à première vue, de percevoir l’effervescence qui s’est emparée de la cité : les chantiers navals, longtemps déclinants, vivent un renouveau historique, dans le sillage du boom international des commandes militaires.

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Source: Le Monde · Cécile Boutelet

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