La cérémonie d’ouverture des JOJ au stade Abdoulaye Wade, mêlant cultures sénégalaise et africaine, et symboles olympiques, a enthousiasmé spectateurs, athlètes et volontaires, tous unanimes pour la qualifier d’« incroyable » et de « magique ».
Publié le : 01/11/2026 - 02:43Modifié le : 01/11/2026 - 03:11
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De notre envoyé spécial à Dakar,
Le stade Abdoulaye Wade de Diamniadio n’a pas encore éteint ses lumières. La flamme olympique brille désormais au milieu de l’enceinte, quelques minutes après avoir été allumée par la jeune judokate Aïcha Diop. Le speaker et la sono se sont définitivement tus, mais la cérémonie d’ouverture continue de danser dans les têtes. On rejoue les chorégraphies, on cherche les mots.
Selon le document de présentation, la cérémonie a mis « en scène un voyage à travers le temps, une histoire autour de personnages symboliques et des moments protocolaires, afin de créer des émotions, des moments de partage, d’émerveillement et de surprise. » Pari assurément gagné.
Yacoub, 11 ans, partage son bonheur avec sa famille sur la pelouse du stade, à quelques mètres de la vasque. Il a encore le regard brillant des enfants qui viennent de voir quelque chose de grand. « Incroyable ! » lâche-t-il, comme s'il avait emprisonné le mot toute la soirée. Son moment préféré ? Il n’hésite pas une seconde : « L’allumage de la flamme. » Mais « je vais garder toutes les images dans ma tête, toutes ! » promet-il.
Dans les tribunes désormais clairsemées, la délégation gambienne est sur le point de retourner au village olympique. Fatou Sabaly, 15 ans, nageuse, a les yeux encore écarquillés. « Tellement contente », répète-t-elle. « J’ai appris qu’il y avait beaucoup de choses dans la culture sénégalaise. Cette cérémonie montre qu’il y a beaucoup de talents en Afrique et j’espère que beaucoup de gens dans le monde l’ont vue. »
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Sur la pelouse où l’on démonte les éléments de décor, une silhouette s’avance. Siré a encore sa tenue de scène verte. La sueur témoigne de l’énergie déployée, mais son visage transpire le bonheur d’avoir été actrice de cette cérémonie. « Pour nous, c’est un souvenir qu’on pourra raconter pendant des années et des années », confie-t-elle. « Je pense qu’on a marqué l’histoire. » Elle raconte les répétitions, parfois sous le chaud soleil ou la pluie hivernale de Dakar. Aucun regret. « Ce soir, c’est le Sénégal qui gagne. C’est l’Afrique qui gagne », insiste-t-elle.
Les gradins se dénudent, mais certaines places résistent. Aux abords de la sortie 1, un petit cercle s’est formé. Au centre, un tam-tam s’époumone encore. C’est là qu’Éléonore, volontaire suisse, s’est fait piéger par le sabar. Essoufflée, après des pas de danse bien rythmés, elle se confie avec plaisir. « C’était magique, franchement, ça nous a emportés », souffle-t-elle en rembobinant le film de la cérémonie d’ouverture. « Les musiques, les danses, c’était vraiment magnifique. On a eu beaucoup de chance avec ce spectacle. » Quand on lui demande son moment préféré, elle prend une grande inspiration et lâche : « C’est quand ils ont formé le continent africain. Je trouvais que ça marquait vraiment l’union, et ça montre que ça rassemble tout le monde ici. C’était magnifique, très beau. »:
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Le sentiment est partagé par Abdul Wahab Fakiri, encadreur de l’équipe olympique afghane, croisé aux abords du village olympique. « La cérémonie était formidable. Je n’imaginais pas que le Sénégal célébrerait cela d’une manière aussi incroyable », avoue-t-il. « C’était magnifique. J’ai aimé la musique et les danses. » À 22 ans, il découvre le Sénégal et l’Afrique, ainsi que les températures à plus de 30 degrés. Mais il se sent « vraiment heureux et détendu ».
Comme les deux porte-drapeau français, Raphaël de Boussac et Elsa Lepinay. « Franchement, c’était génial, c’était magique, un moment inoubliable », lâche le spécialiste de l'aviron de mer. « Tout le monde dansait, tout le monde criait, c’était incroyable. On avait envie de danser avec eux, c’était super. Vraiment exceptionnel », complète la joueuse de Baseball5.
Source: RFI · Ndiasse Sambe
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