Après deux semaines de vacances, les lycéens sont attendus pour une reprise des cours. Si certains craignent pour leur baccalauréat, d'autres n'entendent pas mettre un terme à leur mobilisation. D'autres encore font la distinction entre poursuite des négociations et blocages.

Radio France

Publié le 02/11/2026 08:03

Temps de lecture : 1min

Des lycéens tentant de bloquer l'accès de leur établissement à Strasbourg, le 29 septembre 2026. Photo d'illustration. (Jean Marc LOOS / MAXPPP)
Des lycéens tentant de bloquer l'accès de leur établissement à Strasbourg, le 29 septembre 2026. Photo d'illustration. (Jean Marc LOOS / MAXPPP)

Un retour des blocus après les vacances d'automne ? Les organisations étudiantes et lycéennes veulent poursuivre le mouvement engagé depuis six semaines et ce dès la rentrée lundi 2 novembre, malgré les concessions annoncées la semaine dernière par le gouvernement. . Mais la situation divise les lycéens, alors que plusieurs semaines de cours ont déjà été suspendus dans certains établissements.

"Bien sûr qu'on appelle au blocus", a assuré dimanche Pierre Sourzat, président de l'organisation Les Lycéens!, tandis que l'Union syndicale lycéenne (USL) et l'Union étudiante ont appelé, en marge de l'acte III des gilets jaunes, à de nouveaux blocages mardi et jeudi.

La situation commence à stresser Maylis, élèves de terminale à Paris, dont le lycée est fermé depuis plus d'un mois : "Même si je trouve que certaines revendications sont très justes et qu'il faut continuer à manifester, le fait que les lycées soient bloqués et fermés, je trouve que c'est un peu un péril pour ceux qui passent le baccalauréat. Moi, ça m'inquiète parce que je n'ai eu que quelques cours en distanciel. C'est assez dur de comprendre sans être là physiquement en cours."

Cette échéance, qui va vite se rapprocher, est aussi dans un coin de la tête d'Issa, élève en bac technologique en banlieue parisienne qui a participé à toutes les mobilisations jusqu'ici : "Je me dis il y a le baccalauréat qui arrive quand même, et du coup je me dis ça va être compliqué, mais je m'en fais pas." Lui soutient la reprise des blocus : "Ils ne prennent pas assez au sérieux et du coup c'est pour montrer qu'on est toujours là et que c'est pas parce qu'ils ont fait quelques annonces que ça va tout régler."

Certains se disent comme lui : pourquoi arrêter maintenant alors que le gouvernement a pris de premières mesures ? De plus, les revendications sont encore nombreuses, résume Diego : "Il ne faut pas tout mettre dans Parcoursup parce qu'il y a certains lycées où vraiment les infrastructures ne sont vraiment pas bien. Il n'y a pas de profs, donc je pense qu'il faut quand même diversifier tous les points d'intérêt qu'il faut mettre." Pour lui, la mobilisation doit continuer, mais de préférence sans blocage.

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