Soutenus financièrement par le barreau de Bordeaux, ils ont engagé des actions en responsabilité contre l’État pour déni de justice. Ils pointent des procédures familiales et prud’homales qui s’étirent parfois sur plusieurs années. Les avocats réclament 12 000 euros d’indemnisation par dossier.
Trois ans pour obtenir une décision sur le sort du domicile conjugal. Un an, parfois davantage, pour espérer une audience devant le juge aux affaires familiales. Jusqu’à quatre ans d’attente pour un salarié qui réclame le versement d’indemnités devant les prud’hommes. Face à une lenteur « systémique », le barreau de Bordeaux a décidé de « taper un gros coup » pour faire de la lenteur judiciaire un enjeu budgétaire et politique.
Depuis juin 2026, 80 assignations de l’État pour « délais déraisonnables », financées par le barreau bordelais, qui rassemble 2 300 avocats, ont été engagées devant le tribunal judiciaire de Bordeaux. « Tout justiciable a droit à ce que son affaire soit jugée dans un délai raisonnable. Lorsque ce délai est dépassé, il est possible d’assigner l’État pour déni de justice et de demander réparation », rappelle Marie Tastet, vice-bâtonnière de Bordeaux. Une première audience s’est tenue cette semaine, mardi après-midi, avec deux dossiers examinés. Le…
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Source: Le Figaro · Simon Pierre, AFP agence
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