Publié le 06/11/2026 09:01 Mis à jour le 06/11/2026 09:19

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Article rédigé par France 2 - Édité par l'agence 6médias.

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Invité des "4 Vérités" vendredi 6 novembre, Nicolas Dupont-Aignan, candidat Debout la France à l'élection présidentielle, revient sur la mobilisation en France la veille. Il présente ses propositions pour le pouvoir d'achat.

Ce texte correspond à la retranscription d'une partie de l'interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour regarder l'entretien en intégralité.


Cyril Adriaens-Allemand : On va revenir sur la journée d'hier, avec cette mobilisation importante contre la vie chère dans les rues un peu partout en France. Entre 575 000 personnes réunies et 1,6 million selon les syndicats. Est-ce que c'est un succès selon vous ?

Nicolas Dupont-Aignan : C'est énorme et cela veut dire qu'il y a des millions de Français aujourd'hui qui ne peuvent plus vivre de leur travail, de leur retraite. Et si on ne comprend pas ça, on n'a rien compris. C'est pourquoi je propose de vraies mesures concrètes. Parce que vous ne pouvez pas vivre avec 1 477 euros par mois pour un SMIC, avec des retraites souvent de moins de 1 000 euros.

Jean-Pierre Farandou, le ministre du Travail, ce matin, dit qu'il faudra qu'on aille sans doute au-delà des 1 500 euros.

Mais il se moque du monde. C'est ahurissant. Moi, j'ai une proposition très simple. Il faut mettre le SMIC net à 1 600 euros. Parce que tous ceux qui ont une fiche de paie sous les yeux voient très bien qu'il y a une énorme différence entre le brut et le net. Les entreprises ne peuvent pas payer plus, sinon elles vont faire faillite. Et donc la seule solution pour remonter le SMIC net, c'est-à-dire ce qu'on a dans la poche, c'est de baisser les charges salariales. Pour quatre millions de salariés à bas salaire, ça coûterait cinq milliards d'euros. J'insiste là-dessus, on nous dit qu'il n'y a pas d'argent. C'est curieux. Il y a 20 milliards de fausses cartes vitales. Il y a 15 milliards pour l'Union européenne. Il y a eu 25 milliards pour l'Ukraine. Donc il y a des dizaines de milliards de gaspillés. Mais quand il s'agit de la facture d'électricité, la facture d'essence, la facture de chauffage ou le SMIC, il n'y a jamais d'argent.

Lundi 9 novembre, le Premier ministre annonce une conférence sociale avec les syndicats, les patrons et les représentants des salariés. Est-ce que c'est une conférence qui va servir à quelque chose selon vous, est-ce que vous le souhaitez ?

Je souhaite que tout avance, parce que c'est la peine humaine, parce qu'aujourd'hui, dans notre pays, il y a des millions de Français qui doivent choisir entre se chauffer ou manger. C'est ça, la réalité. Vous savez, je suis un héritier de Philippe Séguin, du gaullisme social. On ne peut pas avoir une société où il y a tant d'écarts de richesses. Et je n'accepterai jamais qu'on dépense autant de milliards d'euros gaspillés à l'étranger et que les Français crèvent. Ça, ce n'est pas possible.

On va parler encore d'hier. Il y a eu des tensions dans certaines villes à Lyon, ou à Toulouse. À Strasbourg, un mannequin en carton avec un écusson CRS SS a été brûlé. Le préfet du Bas-Rhin a saisi la justice. Est-ce que vous condamnez cette image et cette action ?

Bien sûr, je la condamne. Mais la vraie question, c'est : Qu'est-ce qu'il y aura comme suite par la justice ? Parce que vous avez vu les sanctions sur les pilleurs.

Vous trouvez qu'elles sont inférieures à ce que vous attendiez ?

Bien évidemment. Mais vous savez, à partir du moment où vous pouvez piller, casser, où vous avez d'ailleurs 30% d'étrangers qui ont cassé, pillé, qui sont toujours en France. Avec moi, ils sont expulsés dans l'instant. On est le seul pays au monde qui accepte ça.

Abordons la question du soutien à l'Ukraine que vous avez évoqué. Volodymyr Zelensky a officiellement invité Marine Le Pen à venir à Kiev dans l'espoir de lui montrer le terrain et de la faire changer d'avis. Est-ce que déjà vous, vous iriez à sa place ?

Je veux bien aller à Kiev, s'il le faut, mais je n'ai pas besoin d'aller à Kiev pour savoir que cette boucherie est abominable, que Zelensky a précipité son peuple aussi dans cette boucherie, qu'il y a eu des efforts de paix, qu'il y avait une paix à Istanbul, qui était possible trois mois après le début de la guerre.

Vous ne contestez pas aujourd'hui que la Russie a démarré les hostilités et est arrivée en Ukraine ?

Je n'ai jamais contesté. En attendant, ce conflit est une abomination. La paix était possible. Zelensky n'a pas d'élection depuis maintenant de nombreux mois. Il kidnappe les jeunes pour les envoyer au front et on déverse, on déverse des dizaines de milliards d'euros, et ce conflit est la cause de l'explosion des prix de l'énergie. Je voudrais qu'on arrête cette guerre.

Cliquez sur la vidéo pour regarder l'entretien en intégralité.

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Source: Franceinfo · France 2

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