À Paris, étudiants et lycéens ont dénoncé samedi la précarité, la vie chère et le manque de moyens dans l'Éducation nationale. Ils se disent prêts à manifester à nouveau mardi.

Radio France

Publié le 08/11/2026 09:05

Temps de lecture : 2min

Des manifestants à Strasbourg, dans le nord-est de la France, le 7 novembre 2026. (ROMEO BOETZLE / AFP)

La journée du samedi 7 novembre a rassemblé 146 000 personnes partout en France, dont 46 000 à Paris, selon le ministère de l'Intérieur. Les syndicats ont, eux, comptabilisé 250 000 manifestants, dont 75 00 dans la capitale. Une mobilisation en baisse par rapport à jeudi dernier.

Dans le cortège parisien, qui s'est déroulé dans le calme, la jeunesse était présente en nombre. Comme Raphaël, étudiant en fac d'art, qui manifeste tous les samedis depuis le 17 octobre. Il est descendu dans la rue parce que la vie chère, c'est son quotidien. "Je vis dans une précarité assez sordide. Je loge à Paris dans un logement aux conditions plus que douteuses, à un prix exorbitant et les prix de l'alimentation ont atteint des degrés obscènes. Il m'arrive d'être à découvert très régulièrement, et c'est là qu'on rejoint les revendications sur les prix, la vie chère. C'est-à-dire qu'en tant qu'étudiant, on est les premiers touchés par ces choses-là", explique-t-il.

Comme les syndicats de travailleurs, il réclame une hausse du smic et de tous les salaires. Une revendication qui sera au cœur de la réunion prévue lundi 9 novembre entre le Premier ministre et les organisations syndicales et patronales.

Pour Pierre, un autre étudiant, c'est le moment de maintenir la pression. "On voit très bien qu'on a un rapport de force qui se crée, estime-t-il. Le gouvernement a peur. La répression, elle, devient de plus en plus dure. Et donc c'est pour ça que, à ce moment-là, il ne faut pas lâcher. Il faut vraiment appuyer encore, jusqu'à ce qu'on obtienne gain de cause."

Les étudiants et les lycéens seront également reçus par Sébastien Lecornu lundi 9 novembre. Et leur liste de revendications est longue. Elias, en terminale dans le Val-d'Oise, détaille : "D'abord, l'abrogation de Parcoursup. Davantage de profs, davantage de budget, tout simplement, dans l'Éducation nationale. Les dix milliards, on les veut. Ce n'est pas juste une envie qu'on a, nous les lycéens, de sécher les cours."

"Ils nous ont donné des miettes de pain. Nous, on veut le pain entier, on veut la baguette !"

Elias, lycéen

à franceinfo

Mais Camille, en master d'administration publique et future fonctionnaire, trouve que les réunions organisées par le gouvernement ont un goût amer. Elle a une impression de déjà-vu. "Monsieur Lecornu a déjà convoqué certains syndicats, voire des influenceurs. Et on voit qu'en fait, la plupart du temps, ça a été maigre, en tout cas en mesures qui ont été prises. Donc là, on ne sait pas. C'est vrai que le mouvement commence à prendre beaucoup d'ampleur et commence à être sur la durée. Donc on se dit peut-être que là, il va y avoir des mesures plus importantes qui vont être mises en place", conclut-elle.

Tous disent qu'ils sont prêts à se remobiliser mardi 10 novembre, jour d'une nouvelle manifestation à l'appel des syndicats enseignants, étudiants et lycéens.

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Source: Franceinfo · Louise Buyens

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