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Optimiste mesuré, le grand écrivain, qui manie l’ironie en Britannique, plonge au XXIIᵉ siècle dans un nouveau roman vertigineux, « Ce que nous pouvons savoir ».

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Ian McEwan, aux Pays-Bas, en février 2023.

Si, par ces temps obscurs, vous cherchez un motif d’espérer, allez donc voir du côté de chez Ian McEwan. De passage à Paris, le grand écrivain britannique nous parle de l’avenir, thème de son nouveau roman, Ce que nous pouvons savoir. Il se dit « optimiste ». Attention, précise-t-il, « [il] ne fai[t] pas de prédictions, seulement des spéculations ». Selon lui, les prochaines années seront certes « jalonnées de crises en tout genre », ponctuées d’« une ou deux guerres nucléaires régionales » ; mais, au bout du compte, il en est sûr, « l’humanité s’en sortira ». Optimisme, donc, mais « nuancé ».

Toujours aussi pince-sans-rire, Ian McEwan. A 78 ans, après 19 romans – dont certains, comme Délire d’amour ou Expiation (Gallimard, 1999 et 2003), sont devenus des classiques contemporains –, l’écrivain n’a rien perdu de cette ironie grinçante qui faisait déjà sa marque lorsque nous l’interrogions, à Oxford (Angleterre), au début de sa carrière. Avec lui, l’humour persiste au-delà du désastre. Et l’avenir, même lorsqu’il glace le sang, conserve toujours une mince marge de manœuvre.

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Source: Le Monde · Florence Noiville

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