Par Le Figaro avec AFP

Publié le 31/10/2026 à 01h42

Photo d’illustration. Koshiro K / ADOBE STOCK

Le dispositif, dont le déploiement prendra plusieurs mois, intervient sur fond de litiges avec la presse.

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Les géants de l'intelligence artificielle (IA) ont promis vendredi aux médias et autres sites internet un moyen unique d'empêcher que leurs contenus soient aspirés pour entraîner leurs modèles, sur fond de bras de fer judiciaire avec une partie de la presse.

Aujourd'hui, un éditeur de site doit mettre en place un blocage différent pour chaque robot qui parcourt le web pour en collecter les pages. La solution proposée vise à permettre d'inscrire une seule instruction commune, reconnue et respectée par toutes les entreprises rejoignant l'initiative : OpenAI, Google, Microsoft et Anthropic.

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Le dispositif ne s'appliquera toutefois pas avant des mois. Microsoft le prendra en compte à partir du 1er février 2027 et Google en 2027, tandis qu'OpenAI, le créateur de ChatGPT, évoque les prochains mois. Anthropic a «déjà commencé» à le mettre en œuvre, a indiqué Kevin Kelley, responsable technique des normes chez le concepteur de l'assistant Claude.

L'annonce intervient alors que les éditeurs font face à un afflux de robots qui aspirent leurs articles pour nourrir les modèles d'IA. Certains, comme le New York Times, ont porté l'affaire devant la justice. Depuis décembre 2023, le quotidien new-yorkais accuse OpenAI et Microsoft d'avoir utilisé des millions de ses articles sans autorisation ni paiement pour entraîner ChatGPT. Les deux entreprises invoquent une exception au droit d'auteur.

Meta parle d’une «étape importante»

D'autres acteurs ont pris les devants : le prestataire d'infrastructure internet Cloudflare bloque par défaut les robots d'IA sur les nouveaux sites de ses clients depuis juillet 2025, et le standard RSL permet aux éditeurs de faire payer les robots qui visitent leurs pages.

Le réglage ne porte que sur l'entraînement futur des modèles et non sur la consultation, selon Microsoft, qui précise que l'aspiration du contenu reste autorisée par défaut lorsqu'aucune préférence n'est affichée.

Microsoft et Google assurent que ce choix n'affectera pas la présence des sites dans leurs moteurs de recherche. Microsoft a ajouté un réglage distinct pour l'utilisation des pages dans les réponses fournies par ses assistants, comme Copilot, en prévenant qu'un refus y réduira la visibilité des sites. Meta, maison mère de Facebook, a salué une «étape importante» par la voix de son responsable de la communication, Andy Stone, sans préciser si le groupe respecterait cette consigne.

Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP

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