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Depuis des décennies, le territoire se compare à Singapour, et réciproquement. Mais c’est désormais davantage à la Principauté qu’il a l’intention de ressembler, ambitionnant de devenir la capitale asiatique du yachting.
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LETTRE DE HONGKONG
Les points communs ne sont pas difficiles à trouver entre Hongkong et la principauté de Monaco. Les deux « rochers » attirent l’argent, et, depuis peu, plus encore les bitcoins et l’or, de ceux que le jargon financier anglo-saxon appelle les UHNWI. A ne pas confondre avec une ONG de bienfaisance internationale, l’acronyme désigne les individus dont « la valeur nette est ultra-haute » (Ultra High Net Worth Individuals), autrement dit, les plus grosses fortunes de la planète.
Hongkong a officiellement dépassé la Suisse comme première place mondiale de la gestion de fortune internationale, avec 2 950 milliards de dollars américains (2 620 milliards d’euros) d’actifs internationaux, un chiffre qui devrait atteindre 4 600 milliards de dollars américains d’ici à 2030, selon le Global Wealth Report 2026 du Boston Consulting Group. La région administrative spéciale de Chine, qui s’est également activement positionnée pour attirer les family offices (des bureaux de gestion de fortunes privées) du monde entier, en accueille désormais plus de 2 700.
Hongkong a presque tout pour plaire à ces ultra-riches. A commencer par son port franc, des impôts très faibles, des services financiers hors pair, et un aéroport international hyperconnecté qui vient de se doter d’une troisième piste.
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Source: Le Monde · Florence de Changy
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