Par Christian Merlin

Publié le 04/11/2026 à 18h14, mis à jour le 04/11/2026 à 18h21

C'est à la fin des années 1960 qu'il est invité à diriger la Staatskapelle de Dresde, un des orchestres les plus prestigieux de l'histoire. Chris Christodoulou / Bridgeman Images

DISPARITION - Considéré à ses débuts comme un artisan solide sans génie, le chef suédois a accédé au statut de légende vivante en entrant dans le quatrième âge. Cet homme discret a alors dirigé les plus grands orchestres. Il s’est éteint à 99 ans.

On avait fini par le croire immortel. On dit parfois que le chef d'orchestre est un artiste à maturation lente. Encore faut-il avoir le temps ! Herbert Blomstedt l'a pris, grâce à une énergie vitale peu commune, en vivant jusqu'à l'âge de 99 ans et en dirigeant jusqu'à mai 2026. Il était devenu une figure incontournable, transfigurant les orchestres qu'il dirigeait, à commencer par l’Orchestre de Paris. Et n'allez pas croire que les musiciens compensaient une éventuelle baisse de régime du maestro nonagénaire. Même lorsqu'il avait dû se résigner à prendre le bras du premier violon pour arriver au pupitre, et à diriger assis, le fluide était plus rayonnant que jamais, reposant sur un travail toujours aussi exigeant. Il utilisait tout son temps de répétition, jusqu'à la dernière seconde, car il y avait pour lui toujours quelque chose à mettre au point. Mais cette minutie, doublée d'un respect maniaque de la partition, s'accompagnait, le soir du concert, de cette liberté donnée aux musiciens…

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Source: Le Figaro · Christian Merlin

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