CONTRE-POINT - L’erreur d’approche est de croire qu’une primaire est la parade automatique à un tassement électoral.
Relancée la semaine dernière par Gabriel Attal, l’idée d’une primaire du bloc central fait son chemin. « Il n’y a plus d’alternative », tranche la ministre Aurore Bergé dans Le Parisien tandis que le patron des députés MoDem, Marc Fesneau, ne voit « pas d’autre solution pour faire émerger un candidat » capable de se qualifier au second tour. La pression en vue d’une candidature commune semble dictée par une évidence arithmétique : une pluralité de prétendants expose au risque d’une élimination dès le premier tour. Une stratégie politique indexée sur la seule photographie des sondages est cependant périlleuse.
Telle qu’elle est menée, la campagne pour une primaire repose en effet avant tout sur la peur, dont on sait qu’elle est rarement bonne conseillère. Le plaidoyer pour une offre commune aurait du sens s’il partait du constat d’une identité de vue suffisamment forte pour que tous les acteurs de cette compétition supposée aient à la fois la capacité et l’envie de gouverner…
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 72% à découvrir.
Vous avez envie de lire la suite ?
Débloquez tous les articles immédiatement.
Déjà abonné ? Connectez-vous
Source: Le Figaro · Guillaume Tabard
At a glance
- Topic
- World
- Country
- 🇫🇷 FR
- Publisher language
- FR
- Added to Allnira