Des manifestants antifascistes situés sur le boulevard Saint-Germain, à Paris, le 7 octobre 2026. Sarah Meyssonnier / REUTERS

CONTRE-POINT - Aujourd’hui, le programme de Marine Le Pen n’est plus vu comme un « péril » en soi. C’est LFI qui a repris le mistigri de la « diabolisation ».

La ville de Jeanne d’Arc à feu et à sang ? C’est ce que redoute le maire d’Orléans, Serge Grouard, depuis que, de la CGT à la Ligue des droits de l’homme, plusieurs associations ont appelé à manifester dimanche contre la tenue du congrès du Rassemblement national, prévu depuis très longtemps dans cette ville et à cette date. Une semaine après les innombrables scènes de violences urbaines, il y a en effet lieu de s’inquiéter.

De s’inquiéter des risques de heurts, bien sûr. Mais de s’inquiéter aussi que la logique de l’intimidation puisse imposer sa loi à la vie démocratique. On voit en effet se mettre en œuvre le mécanisme d’inversion des responsabilités dont une certaine gauche est familière. On invoque la « noblesse » du combat « antifasciste », mais on veut troubler le déroulement du congrès d’un parti qui ne doit sa force qu’au verdict du suffrage universel.

On voit surtout la tentation d’instiller un syllogisme fallacieux dans l’esprit des citoyens. La situation est déjà…

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Source: Le Figaro · Guillaume Tabard

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