CONTRE-POINT - Meilleure anticipation, meilleure organisation : tout est fait pour éviter de revivre le chaos et le fiasco du 17 octobre. Mais aucune précaution ne vaut garantie.
Laurent Nuñez puis Emmanuel Macron à Trappes, où une attaque sanglante a fait plusieurs victimes. À Orléans, ensuite, pour le ministre de l’Intérieur, là où le congrès du RN se tient ce week-end sous la menace de ses opposants ; et dans une caserne de police parisienne pour le président, aux côtés des forces de l’ordre. Au même moment, enfin, Sébastien Lecornu était lui à Limoges, où l’hôtel de ville a été incendié la semaine dernière. Le gouvernement s’est montré vendredi sur le terrain à la veille d’une journée redoutée comme une réplique possible du 17 octobre. La communication ne peut pas tenir compte d’actions, mais elle en est l’auxiliaire. Et l’exécutif veut faire passer ce message simple : on ne se fera pas prendre par surprise une deuxième fois. Et pour cause, cela lui serait fatal.
Cette fois, si l’on ose dire, c’est donc ceinture et bretelles. Défaillants ou boucs émissaires commodes ? Les services de renseignements ont été dûment chapitrés. Gageons que ni la mobilisation…
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Source: Le Figaro · Guillaume Tabard
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