Lundi 2 novembre, une frappe russe a tué au moins 29 personnes lors d'une distribution alimentaire près de Zaporijjia, dans le sud de l'Ukraine. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky accuse Moscou de torpiller « tout progrès vers la paix ».

Publié le : 03/11/2026 - 08:35

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Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé ce lundi 2 novembre 2026 la Russie de torpiller tout « progrès vers la paix » après une frappe qui a tué au moins 29 personnes lors d'une distribution d'aide humanitaire dans le sud-est du pays.

Les frappes se sont poursuivies dans la nuit du lundi 2 au mardi 3 novembre à travers l'Ukraine, touchant notamment un hôpital de Kherson, dans le nord-est, où 46 personnes ont été blessées et 200 patients évacués. Des installations énergétiques ont également été touchées dans plusieurs région.

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Une frappe sur une distribution humanitaire

À la veille des élections américaines de mi-mandat, l'émissaire américain Steve Witkoff a dans la soirée assuré que des « négociations de travail » entre la Russie et l'Ukraine se tiendraient les 10 et 11 novembre à Abou Dhabi sous médiation américaine. « Les discussions porteront sur les dispositions de sécurité d'après-guerre, la désescalade, les efforts humanitaires et les prochaines étapes vers la paix », a-t-il détaillé sur le réseau social X. Mais la dernière rencontre de ce type, qui s'était déroulée mi-février à Genève, en Suisse, s'était achevée sans résultat tangible, la Russie campant sur des positions maximalistes selon Kiev.

Et les perspectives se sont encore assombries avec l'attaque lundi du centre de distribution de Komyshuvakha dans la région de Zaporijjia. « Tous les lundis, une aide humanitaire y était distribuée. Les Russes ont lancé la première frappe juste au moment où les gens arrivaient - plusieurs bombes aériennes. Puis il y a eu une autre frappe - davantage de bombes aériennes, visant cette fois l'abri (...), où des gens s'étaient réfugiés », a décrit Volodymyr Zelensky dans son allocution quotidienne.

Ces frappes ont anéanti « tout espoir de progrès vers la paix », a encore souligné le dirigeant, pointant « une preuve supplémentaire que la Russie ne veut ni désescalade ni véritable justice ».

« La Russie envoie un signal complètement opposé »

Le chef de l'administration militaire locale, Mykhaïlo Semikine, a précisé qu' « au moins neuf bombes guidées AB-3000 », des engins de 3 tonnes, avaient été employées. Le bilan s'est alourdi mardi à 29 morts, contre 26 annoncés précédemment.

La Russie a également repris les bombardements dans la région voisine de Kherson (sud), après une rare trêve locale négociée pour évacuer la ville d'Olechky, occupée par les Russes. Après cette opération humanitaire, « il y a eu un moment où on a pu croire que de nouvelles étapes vers un progrès en direction de la paix étaient possibles. Avec ce massacre, la Russie envoie un signal complètement opposé : elle mise sur de nouveaux meurtres », a écrit Volodymyr Zelensky sur les réseaux sociaux. La trêve dans la région de Kherson avait commencé mardi matin et s'est terminée dimanche soir sans incidents.

La Russie a refusé une proposition de l'Ukraine de prolonger ce cessez-le-feu localisé, a indiqué à l'AFP un haut responsable ukrainien sous couvert de l'anonymat. Interrogé lundi sur ces accusations, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a assuré que « c'est une pratique tout à fait courante dans de telles situations » et que « les forces armées ukrainiennes ont elles aussi profité de cette période pour procéder à un regroupement similaire » .

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Source: RFI · RFI avec AFP

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