Par Le Figaro avec AFP

Publié le 08/11/2026 à 19h54

Une femme marche dans les rues de Téhéran, en Iran, le 4 novembre 2026, devant une banderole représentant le président américain Donald Trump, le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, le vice-président américain JD Vance et l’envoyé spécial américain Steve Witkoff. Majid Asgaripour / REUTERS

Les pourparlers entre Washington et Téhéran avaient repris avant la lourde défaite du camp républicain aux élections de mi-mandat. De son côté, Donald Trump a jugé sur CNN «très improbable» une reprise des frappes contre l’Iran tant que les négociations progressent.

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Les tractations diplomatiques qui s’étaient récemment intensifiées en vue d’un règlement du conflit au Moyen-Orient sont à l’arrêt du fait du «choc» provoqué par la débâcle du camp de Donald Trump aux «midterms», a affirmé dimanche le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi. «Depuis quelques jours, il n’y a plus de déplacement (de la part des médiateurs), et la raison en est le choc que les résultats des élections aux États-Unis ont provoqué chez tout le monde», a affirmé Abbas Araghchi à la télévision d’État. «Il faudra un certain temps avant que l’atmosphère ne soit favorable à la reprise des déplacements des médiateurs. Il faut patienter», a-t-il ajouté.

Dans un message sur X, il a toutefois pressé le président américain de trancher sur le plan proposé par Téhéran pour rouvrir le détroit d’Ormuz. «Les électeurs américains ont fait leur choix. Il est temps que la Maison-Blanche fasse le sien», a-t-il écrit, assurant que la proposition iranienne de réouverture, sous conditions, de ce stratégique passage maritime «tenait toujours». «Remplissez les conditions, y compris la fin de la guerre sur tous les fronts, et vous verrez des résultats. Ou choisissez la guerre, et vous verrez nos guerriers vigilants et aguerris déchaîner l’enfer», a-t-il interpellé Washington.

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Comme souvent lors des négociations irano-américaines, le son de cloche est très différent côté américain. Le président américain Donald Trump a déclaré dimanche qu’il était «très peu probable» qu’il ordonne de nouvelles attaques contre l’Iran tant que les pourparlers visant à mettre fin au conflit progressent, a rapporté CNN, en citant un entretien téléphonique réalisé avec Donald Trump.

Bloquer les routes terrestres iraniennes

Le président américain a reconnu que le conflit, en faisant flamber les cours du pétrole, avait largement contribué à la débâcle électorale de son parti. Les efforts diplomatiques pour un règlement du conflit, déclenché fin février par des frappes américano-israéliennes sur Téhéran, s’étaient intensifiés avant les élections de mi-mandat mardi. Et après le scrutin, le Premier ministre du Qatar, pays médiateur, Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani, avait affirmé vendredi soir que côté américain «l’intention demeurait, tout comme la volonté de prendre des mesures pour trouver une solution».

Entretemps, l’armée américaine a annoncé samedi qu’elle prévoyait la création d’un groupe de travail pour bloquer les routes terrestres menant en Iran - où sont acheminées selon elle des armes et des marchandises illégales - accentuant la pression économique sur le pays, dont les ports sont déjà soumis à un blocus naval américain en réponse au verrouillage par Téhéran du détroit d’Ormuz.

L’Iran a récemment réitéré être prêt à rouvrir le détroit d’Ormuz - sous deux jours - si Washington acceptait outre un cessez-le-feu, un dégel de ses avoirs détenus à l’étranger, la levée des sanctions frappant son secteur pétrolier et la fin du blocus naval. Les États-Unis avaient rejeté une première offre en ce sens cet été.

Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP

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