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Selon les informations du « Monde », les conditions de fiabilité et de sécurité indispensables pour débuter les tests précédant l’ouverture de la ligne, prévue mi-décembre, n’ont pas été jugées suffisantes.
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Le 13 octobre, la Société des grands projets (SGP, ex-Société du Grand Paris) a remis les clés de la nouvelle ligne 18 du métro à son nouveau propriétaire, Ile-de-France Mobilités (IDFM). Ce « transfert de gestion technique » entre la SGP, maître d’ouvrage de ce colossal projet, et les entreprises qui l’exploiteront devait marquer le début d’une « marche à blanc », phase ultime de tests en conditions réelles avant l’ouverture prévue mi-décembre.
Selon les informations du Monde, confirmant celles du média spécialisé Mobilettre, les trois principaux acteurs ont refusé d’entamer cette marche à blanc, prévue pour durer deux mois, qui devait commencer mercredi 21 octobre. Ni IDFM, autorité organisatrice et propriétaire de la ligne, ni la RATP, gestionnaire de l’infrastructure, ni Keolis, qui l’exploitera, n’ont jugé les conditions de fiabilité et de sécurité suffisantes pour débuter les tests.
Complexité sous-estimée
Comme nous l’écrivions en septembre, c’est le système d’automatisation de la ligne qui est en cause. Conçu par Alstom, celui-ci doit gérer à la fois le cheminement des trains et les équipements des gares de la ligne. Une infinie complexité, sous-estimée par la SGP, qui n’en finit pas d’alimenter les retards sur la ligne 18. Sur les autres lignes – 15, 16, 17 –, les retards ont la même cause, bien que le système ait été conçu par un autre industriel, Siemens.
A moins qu’une solution ne soit trouvée dans les tout prochains jours, la ligne 18 ne pourra être inaugurée en 2026, puisque la marche à blanc est prévue pour durer deux mois. « Nous ne pouvons que regretter ce nouveau retard. La balle est dans le camp d’Alstom et de la Société des grands projets », a réagi Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, et à ce titre, d’IDFM.
Réutiliser ce contenuSource: Le Monde · Jonathan Parienté
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