Par Le Figaro avec AFP

Publié le 08/11/2026 à 22h15

Raphaël Glucksmann, le 19 octobre, à Paris. Abdul Saboor / REUTERS

Invité sur BFMTV, le candidat de la gauche a déclaré avoir «refusé» d’être ministre d’Emmanuel Macron, y compris «Premier ministre (...) post-dissolution». Une source au sein de l’exécutif a indiqué dans la soirée que cela avait «été évoqué sans donner lieu à une proposition formelle».

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Raphaël Glucksmann a affirmé dimanche sur BFMTV qu'il avait refusé d'être Premier ministre après les élections législatives de 2024, preuve selon lui de sa distance idéologique avec le macronisme. Contactée par l'AFP, une source au sein de l'exécutif a indiqué que cela avait «été évoqué sans donner lieu à une proposition formelle».

«Depuis le début», le candidat social-démocrate à l'élection présidentielle a «refusé» d'être ministre d'Emmanuel Macron, y compris «Premier ministre (...) post-dissolution», a-t-il dit, alors que ses adversaires politiques, notamment LFI, lui prêtent une forme de proximité avec le macronisme, pointant le parcours de plusieurs membres de son entourage.

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Le soir de la lourde défaite de son camp aux élections européennes de 2024, M. Macron avait dissous l'Assemblée nationale, entraînant des élections législatives à la suite desquelles le Nouveau Front populaire, large coalition de la gauche, avait remporté une majorité relative de sièges dans l'hémicycle. Après plusieurs semaines de consultations des différents partis, M. Macron avait finalement choisi de nommer le LR Michel Barnier Premier ministre.

Un refus toujours «très net dans sa tête»

«Si j'étais un tant soit peu séduit par le macronisme, j'aurais accepté toutes les offres depuis dix ans», a insisté M. Glucksmann, affirmant que son refus de rejoindre le président de la République avait toujours été «très net dans (sa) tête». Le fondateur du mouvement Place publique, deux fois tête de liste aux élections européennes face à des candidats macronistes, a énuméré ses divergences avec la politique menée par le chef de l'État depuis son arrivée au pouvoir, mentionnant «l'individualisme triomphant», la «conversion de la France à une politique plus libérale» ou l'effacement de la frontière entre «la gauche et la droite». «Je n'ai jamais cru, moi, qu'un mandat qui commence en baissant les APL et en supprimant l'ISF, pouvait apporter un sentiment de justice dans notre pays», a-t-il ajouté.

Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP

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Politics
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