Le candidat Renaissance à la présidentielle a suggéré dimanche qu'il y avait "deux batailles" à mener, celle pour avoir "les meilleurs modèles" et celle pour diffuser à grande échelle l'IA dans la société et l'économie.

France Télévisions

Publié le 08/11/2026 13:44 Mis à jour le 08/11/2026 13:52

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Gabriel Attal, candidat à l'élection présidentielle, à Lanvallay (Côtes-d'Armor), le 30 octobre 2026. (IVAN COUTURIER / HANS LUCAS / AFP)

"Ce sujet passe totalement au second plan et c'est totalement sidérant." Gabriel Attal "ne comprend pas" le peu de place accordé, selon lui, à l'intelligence artificielle dans la campagne présidentielle. "C'est comme si, au moment de l'invention de l'électricité, il y avait eu une campagne présidentielle et qu'on n'avait pas débattu de l'électricité", a expliqué le candidat Renaissance aux Rencontres de l'avenir de Saint-Raphaël (Var), dimanche 8 novembre.

"Il y a deux batailles aujourd'hui qui se jouent. Il y a la bataille pour avoir les meilleurs modèles, ce sont plutôt les Américains qui sont en train de la gagner. Et il y a la bataille pour avoir la plus grande diffusion de l'IA dans la société, dans l'économie, c'est plutôt les Chinois qui sont très en avance", a exposé Gabriel Attal. Ce second volet est "essentiel, parce que c'est ce qui nous permettra de gagner en productivité et donc de faire monter les salaires des Français. Pour moi, la clé est là", a développé l'ancien Premier ministre. Il a rappelé ses propositions d'instaurer "un crédit d'impôt productivité" pour permettre de financer "l'adoption de solutions IA" dans les entreprises, et de "former 20 millions de Français en trois ans".

Sur les modèles, "je pense qu'il n'est pas trop tard, mais je pense que dans cinq ans, il sera trop tard". Et "si je suis candidat, c'est parce que je pense qu'il y a des éléments essentiels qui se jouent dans cette élection. Si on ne prend pas le bon virage (...) Dans cinq ans (...) On sera colonisés par les Américains et les Chinois. Et certains disent 'c'est pas très grave, on aura accès à leurs modèles et on pourra les utiliser', mais ils vont nous racketter", a développé Gabriel Attal.

"Il faut prendre des décisions assez radicales (...) Si on veut réussir, c'est notamment au niveau européen qu'on y arrivera", a-t-il dit, rappelant sa volonté de créer des "États-Unis d'Europe" pour "qu'un cercle restreint de pays européens se lance pour créer une vraie fédération économique, technologique et écologique".

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Source: Franceinfo · franceinfo avec AFP

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