Par Le Figaro avec AFP
Publié le 30/10/2026 à 18h45
«Je le dis ici, ceux qui feraient tout pour bloquer l’arrivée de cette primaire et de ce processus de rassemblement porteraient une très lourde responsabilité dans l’arrivée d’un deuxième tour entre la France Insoumise et le RN», a affirmé l’ancien premier ministre.
Passer la publicité Passer la publicitéGabriel Attal a déclaré vendredi avoir la «conviction» que la «primaire des démocrates» qu'il a proposée avant l'élection présidentielle «aura lieu», estimant que «les lignes ont bougé», malgré les refus annoncés par plusieurs candidats. «J'ai la conviction qu'elle aura lieu, cette primaire. Et je le dis ici, ceux qui feraient tout pour bloquer l'arrivée de cette primaire et de ce processus de rassemblement porteraient une très lourde responsabilité dans l'arrivée d'un deuxième tour entre la France Insoumise et le Rassemblement National», a affirmé l'ancien premier ministre macroniste Gabriel Attal (Renaissance), lors d'un déplacement en Bretagne.
«En quelques heures seulement, les lignes ont bougé», a-t-il estimé, soulignant qu'aux personnalités comme Hervé Morin et François Bayrou qui s'étaient déjà déclarées favorables à une primaire, des personnalités politiques «se sont exprimées encore ces dernières heures», depuis son appel. «Je pense à Bruno Le Maire , je pense à Michel Barnier, ancien premier ministre, qui a évidemment un poids très important chez les LR, je pense à Thierry Breton qui s'est exprimé aussi. Donc au contraire, on voit de plus en plus de responsables politiques importants qui s'expriment en faveur de cette primaire», a-t-il insisté.
«Il faut un rassemblement»
«Je suis pragmatique. Le Parti socialiste sort d'une primaire, ils ont désigné un candidat, donc ils ne vont pas se lancer dans une nouvelle primaire. Il y a tout lieu de penser que cette primaire serait une primaire du centre et de la droite», a-t-il expliqué. «On voit bien qu'aujourd'hui, le risque d'un deuxième tour entre la France Insoumise et le Rassemblement national est plus que crédible. Il est avéré. Et si on veut empêcher ça, il faut un rassemblement», a martelé l'ancien premier ministre.
«Aucun candidat n'est en situation, par sa situation dans les sondages, de rassembler les autres autour de lui (...) Et donc si la force ne fait pas l'union, il faut que l'union fasse la force», a-t-il ajouté. Le candidat à la présidentielle pose cependant «un certain nombre de préalables» à cette primaire: «exclure toute alliance avec l'extrême gauche ou l'extrême droite, que ce soit au niveau français ou au niveau européen», «partager un certain nombre de valeurs (...) de la République» comme l'autorité, la laïcité, le progrès social et écologique.
Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP
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