Il y a "un gouvernement faible" et "un manque d'expérience par rapport à ce qu'est une grande manifestation", estime l'ancien président de la République sur France Inter.

Radio France

Publié le 21/10/2026 08:47 Mis à jour le 21/10/2026 09:24

Temps de lecture : 2min

François Hollande, ancien président de la République et député de Corrèze, sur France Inter le 2 septembre 2026. (FRANCE INTER / RADIO FRANCE)

Après les violences du week-end dernier, François Hollande parle, mercredi 21 octobre sur France Inter, d'une "crise d'autorité", avec "un gouvernement faible" et "un président de la République absent". "Il y a eu un manque d'expérience par rapport à ce qu'est une grande manifestation ou ce que peut être une colère sociale", estime l'ancien président de la République. "Quand il y a des mouvements, surtout quand ils ne sont pas encadrés par les organisations syndicales, il faut mettre autant de policiers qu'il est nécessaire."

Le député de la Corrèze appelle le gouvernement à reprendre le chemin de la "discussion". "Il faut que ça se fasse le plus vite possible, car aujourd'hui, ce sont les jeunes, les lycéens, qui ont porté des revendications et qui, depuis un mois, ne sont toujours pas entendus." Pour l'ancien chef de l'État, il y a des manquements de la part de l'exécutif dans la "gestion de la crise". François Hollande explique qu'il aurait fallu "régler la question lycéenne avant les vacances". "Il n'y a rien de pire pour un président de la République ou pour un gouvernement que de laisser des jeunes sans réponse. Il y a eu un retard qui a été très préjudiciable. Il y a trois semaines, il aurait été possible de répondre, pas à tout, pas dans n'importe quelles conditions, avec sans doute un calendrier, notamment sur la réforme de Parcoursup ou sur la nécessité d'en changer le contrôle continu."

Sans réponse de la part du gouvernement, l'élu corrézien explique que cela pourrait mettre "notre pays dans une situation préoccupante puisqu'il peut être dans une crise sociale qui peut durer". "Ce qui compte, c'est de remettre le pays dans l'ordre, dans la stabilité et dans l'apaisement. Pour ça, il faut des mesures d'ordre public et il faut répondre à la crise sociale par le dialogue avec les lycéens", insiste François Hollande. Il espère que "les négociations salariales" à venir pourront aussi répondre "à la question du pouvoir d'achat".

Par ailleurs, alors que La France insoumise est pointée du doigt dans cette crise, accusée d'attiser la colère dans le pays, François Hollande déclare : "Ce n'est pas un parti politique ou un personnage qui a mis l'huile sur le feu. Ce qu'on peut reprocher à La France insoumise, c'est de mettre en équivalence la violence des émeutiers et la violence policière".

"Il ne faut pas faire une fixation sur LFI pour ne pas voir ce qu'il se passe dans le pays."

François Hollande

à franceinfo

Dans ce contexte social, François Hollande refuse de se prononcer sur son éventuelle candidature à la présidentielle. Il donne rendez-vous en "janvier", car "la campagne présidentielle n'est pas véritablement commencée". "Avec cette crise, vous pensez que c'est la question de la présidentielle qui est présente dans l'esprit des Français ? La question aujourd'hui c'est : réglons cette crise-là et ensuite, au mois de janvier, tout commence", estime-t-il. Si le Parti socialiste s'est désormais rangé derrière Raphaël Glucksmann, après sa victoire à la primaire, François Hollande assure qu'il fera "en sorte que tout soit fait pour que le candidat socialiste ou social-démocrate puisse être au second tour", sans citer le chef de file de Place publique.

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Source: Franceinfo · franceinfo

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