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François Godement, historien. Fabien Clairefond

ENTRETIEN - Selon l’historien et conseiller spécial Chine et États-Unis à l’Institut Montaigne, la victoire massive de tous les courants démocrates, socialiste et radical comme centriste et modéré, lors des élections de mi-mandat, « prouve un rejet massif et un vote avant tout négatif, contre Trump ».

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Pour François Godement, qui a signé une note récente sur les évolutions américaines, « une guerre des idées et des personnalités » pour le contrôle du Parti démocrate va s’engager au sein d’une gauche « divisée » et « sans idéologie claire ». Mais si cette division lui paraissait susceptible de préparer un retour possible des trumpistes avant le scrutin, l’historien pense que « l’ampleur » impressionnante de la victoire permettra aux centristes de fabriquer un consensus capable de faire taire les plus radicaux et d’ouvrir une voie pour la présidentielle de 2028.

LE FIGARO. - Que signifie le « tsunami » démocrate des élections de mi-mandat ? L’ère post-Trump a-t-elle commencé ?

FRANÇOIS GODEMENT.- L’ère post-Trump a certainement commencé à l’intérieur du camp républicain, paradoxalement, parce que l’étendue de la défaite, y compris parmi les républicains critiques de Trump, éclabousse tout le monde. Ce n’est pas encore la fin. Car Trump est un cyclothymique…

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Source: Le Figaro · Laure Mandeville

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