Il y a une semaine, le 23 octobre 2026, une personne était tuée et sept autres blessées à Trappes et La Verrière, au sud-ouest de Paris, dans un attentat raciste. Plusieurs milliers de personnes se sont réunies à Trappes, vendredi 30 octobre, pour se dresser contre le racisme et l'islamophobie, à l'appel du maire de la ville. Un rassemblement marqué par la présence de plusieurs personnalités politiques de gauche, dont trois candidats à l'élection présidentielle.
Publié le : 31/10/2026 - 04:26
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La place du marché de Trappes était bondée, vendredi 30 octobre dans la soirée. Plusieurs milliers de personnes sont venues assister aux trois prises de parole organisées lors de ce rassemblement contre le racisme et l'islamophobie, une semaine après l'attentat raciste perpétré par Kévin T. L'assaillant présumé a été mis en examen et écroué jeudi, quelques heures après qu'il a admis avoir « spécifiquement ciblé des personnes de type musulman, africain ou nord-africain ».
Dernier à s'exprimer, le maire de la ville, Ali Rabeh, s'en est pris vivement au Rassemblement national (RN) et à son président, explique Victorien Willaume du service politique de RFI. « Quand Jordan Bardella décrit Trappes comme une ''république islamique en miniature'', quand il exhorte les siens à rendre Trappes à la France, que fait-il d'autre que de livrer aux chiens une ville et tous ses habitants ? », a-t-il lancé.
Présente dans la foule, Gisèle partage totalement cette indignation à l'égard du parti à la flamme. « Avec la montée du RN, la parole est décomplexée », estime-t-elle, évoquant le cas du mari d'une amie qui lui a ouvertement déclaré voter pour ce groupe politique.
Des figures de gauche réunies
De nombreux élus de gauche ont également assisté au rassemblement, isolés par des barrières. Parmi eux, il y avait deux des principaux rivaux à l'élection présidentielle de 2027 : le social-démocrate Raphaël Glucksmann et l'insoumis Jean-Luc Mélenchon. Même s'ils sont restés à bonne distance l'un de l'autre, l'écologiste Marine Tondelier veut voir dans leur présence l'image d'une gauche unie : « Je pense qu'il faut saluer le fait que ça soit arrivé. C'est suffisamment rare pour être mentionné. On s'est parlé de ce qu'il s'est passé à Trappes, de ce que cela signifiait et du fait que c'était terrifiant. »
Marine Tondelier s'est indignée par ailleurs de l'absence de représentants de la droite et du bloc central, notamment Gabriel Attal et Édouard Philippe. « Je n'ai pas eu envie de participer à un meeting politique », s'est justifié le candidat d'Horizons, qui s'est rendu à La Verrière, l'autre commune meurtrie par l'attentat.
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Source: RFI
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