Par Le Figaro avec AFP

Publié le 02/11/2026 à 20h16

Le 20 avril 2025, une cinquantaine d’ultras brestois encagoulés et armés de battes de base-ball avaient envahi la RN12. Loic Cousin / Icon Sport

Des peines allant jusqu’à six mois d’emprisonnement ont été requises contre dix ultras brestois dont le comportement a été qualifié par le procureur de «primaire et animal».

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Des peines de quatre mois avec sursis à six mois de prison ferme, ainsi que deux relaxes, ont été requises lundi à l'encontre de dix ultras brestois poursuivis pour avoir tenté d'intercepter les véhicules de supporters lensois après un match de foot de Ligue 1. Les réquisitions ont été assorties d'amendes de 1.000 à 2.000 euros et d'une interdiction de stade de trois ans.

«Un comportement animal»

«C'est insupportable qu'un sport puisse générer de la violence pour quelque motif que ce soit», a estimé le substitut du procureur Antoine Bouriaud, devant le tribunal correctionnel de Brest.

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Le magistrat a vu dans les faits jugés lundi un «comportement primaire, animal», «l'idée de faire un match retour ou de se faire justice soi-même».

Le 20 avril 2025, une cinquantaine d'ultras brestois encagoulés et armés de battes de base-ball avaient envahi la RN12, une quatre voies reliant Brest à Rennes, et tenté d'intercepter des véhicules lensois.

Coups de barre de fer et jets de projectiles

Jets de projectiles, coups de barres de fer sur les véhicules et fumigènes avaient provoqué la panique, amenant certaines voitures à faire demi-tour pour emprunter la route à contre-sens.

Une personne avait été blessée à l'oeil par des éclats de verre dans un minibus lensois, tandis qu'un autre véhicule avait vu sa porte arrachée.

Cet incident faisait suite à une attaque, intervenue le même jour, visant des supporters brestois en train de déjeuner près d'une plage brestoise.

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Vingt-deux supporters avaient été arrêtés dans cette affaire. Plusieurs avaient été mis hors de cause, d'autres faisant l'objet d'une composition pénale (mesure alternative aux poursuites) ou d'une procédure de plaider-coupable. les dix prévenus comparaissant lundi, âgés de 21 à 35 ans, étaient notamment poursuivis pour participation à un attroupement armé.

Tous les ultras nient avoir participé aux agressions

Prénommés Kévin, Killian, Philippe, Kenny ou Dewi, ils sont comptable, intérimaire, mécanicien, ou chauffeur. La plupart n'ont pas de casier judiciaire et nient avoir participé aux faits, si ce n'est en simples spectateurs.

«J'ai suivi les autres pour leur dire d'arrêter», assure ainsi Jonathan à la barre.

«J'étais là-bas pour essayer de désamorcer la situation», ose même Kévin, un ancien militaire déjà interdit de stade.

Des dénégations qui finissent par irriter le président du tribunal. «Pour résumer, tout le monde y était mais personne n'a rien fait», ironise le magistrat. «Tout le monde n'a fait qu'aller voir, c'est quand même curieux». Entre 40 et 80 supporters auraient participé aux faits, selon les témoignages.

Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP

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