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Entré tôt en politique, le sénateur s’était distingué par des positions sécuritaires et opposées aux protections environnementales, mais aussi par un parcours jalonné d’affaires judiciaires.
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Jusqu’au jour du second tour de la présidentielle, dimanche 25 octobre, il ne faisait aucun doute à Flavio Bolsonaro, 45 ans, qu’il serait le prochain dirigeant du Brésil. Lui qui avait juré, lundi, n’avoir « jamais pensé à quitter le pays », l’a fui mardi et a atterri à Miami le lendemain, accompagné de son épouse et de ses filles, après un périple passant par l’Argentine puis l’Equateur.
Finalement défait par Lula alors qu’il avait remporté le premier tour, le 4 octobre, le sénateur et fils de l’ex-président d’extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2023) a reçu l’assurance d’être protégé par le gouvernement de Donald Trump, qui a octroyé des visas pour lui et sa famille. Dans une lettre publiée sur ses réseaux sociaux, il a affirmé être le « leader » du Brésil – dans une première version, corrigée par la suite, il se définissait comme « le véritable président élu » du pays –, a assuré faire l’objet d’une « persécution politique » et a indiqué qu’il « dirigerai[t] l’opposition depuis l’extérieur ».
Même si, pendant les derniers jours de la campagne présidentielle, il avait tenté de donner une image de « Bolsonaro modéré » par rapport aux excès de son père – lui-même condamné à vingt-sept ans de prison pour tentative de coup d’Etat –, Flavio Bolsonaro s’inscrivait pleinement dans la continuité du « capitaine ».
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Source: Le Monde · Anne-Dominique Correa
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