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Le projet de loi de finances de fin de gestion (PLFG) pour 2026 a été présenté en conseil des ministres, mercredi 4 novembre. Le gouvernement met malgré tout en avant « la capacité de l’Etat à maîtriser ses dépenses tout en assurant une réponse forte aux crises ».

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Eric Coquerel, président de la commission des finances, lors des discussions sur le projet de loi de finances pour 2027, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 3 novembre 2026.

Le ministre de l’économie et des finances, Roland Lescure, avait prévenu avant l’été, lors d’un comité d’alerte des finances publiques : ramener le déficit public à 5 % du produit intérieur brut en 2026, après 5,1 % en 2025, « sera difficile à atteindre ». Reconnu par le gouvernement à la rentrée, le dérapage du déficit à 5,4 % cette année est officiellement confirmé dans le projet de loi de finances de fin de gestion (PLFG) pour 2026, présenté en conseil des ministres, mercredi 4 novembre. Un texte technique qui procède à l’actualisation des prévisions de finances publiques et à divers ajustements budgétaires. 2026 « a été une année difficile », a admis Roland Lescure lors du compte rendu du conseil des ministres.

Au total, le solde budgétaire de l’Etat devrait atteindre -135,5 milliards d’euros en 2026, contre -124,2 milliards d’euros en 2025, et -134,5 milliards d’euros initialement prévus cette année. La dégradation s’explique notamment par une hausse des dépenses du budget général par rapport aux prévisions initiales (+ 2,5 milliards d’euros), sous l’effet de l’alourdissement de la charge de la dette, du poids des crises et des réponses notamment à la crise énergétique.

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Source: Le Monde · Bastien Scordia

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