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Le chef de l’Etat, de retour d’un déplacement au Moyen-Orient, s’est invité jeudi dans la gestion de la crise des lycéens, demandant que ne soient autorisés, samedi, que les défilés organisés par les syndicats.
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Au lendemain de l’allocution d’Emmanuel Macron consécutive aux manifestations émaillées de violences du samedi 17 octobre, le président du parti Horizons, Edouard Philippe, candidat à l’élection présidentielle, avait exprimé sur X sa déception, après avoir écouté les « commentaires » du chef de l’Etat. « J’aurais préféré, comme des millions de Français, des décisions et des initiatives. (…) Notre pays a besoin de commandement », avait-il écrit.
Tout juste revenu d’une tournée de trois jours dans le Golfe, le président de la République a repris les commandes. Les services de renseignement, accusés d’avoir mal anticipé la mobilisation de samedi, ont été convoqués à l’Elysée, jeudi 22 octobre dans la matinée, pour un « conseil de sécurité ». Emmanuel Macron a reconnu à l’issue de la réunion des « défauts d’anticipation et des effets de surprise » lors de la journée du 17 octobre. Et il a réclamé, sur un ton martial, « la plus grande dureté » contre les « actes de délinquance » et contre les « actes politiques et même séditieux » émanant de groupes « d’ultragauche », qui « visent à faire tomber la République ».
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Source: Le Monde · Marie Pouzadoux, Robin Richardot, Nathalie Segaunes
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