Par Eva Vaguerlant

Publié le 06/11/2026 à 18h12

Des lycéens manifestant dans la rue de Rivoli, le 5 novembre dernier. Abdul Saboor / REUTERS

FIGAROVOX/TRIBUNE - Le mouvement lycéen a pris une telle ampleur car il n’a pas trouvé la moindre autorité en face de lui, analyse l’enseignante. Cette contestation n’est le fait que d’une minorité qui empêche la majorité des élèves d’étudier convenablement, explique-t-elle.

Eva Vaguerlant est enseignante et docteur en lettres modernes.


Après six semaines de manifestations et de blocages des établissements scolaires, de dégradations pour un montant de 30 millions d’euros uniquement au sein du système éducatif, il est de 1,2 milliard d’euros pour les dégradations annexes et les pillages de boutiques en marge des manifestations, alors que 60 % des Français souhaitent que le mouvement s’arrête, ce dernier s’essouffle mais ne s’éteint pas. Nombre d’établissements restent bloqués, et des jeunes sont empêchés de poursuivre leur scolarité par l’action d’une infime minorité.

Le fait que le gouvernement ait, une fois de plus, préféré reculer plutôt que d’affronter le problème et qu’il ait cédé à certaines revendications traduit l’érosion du principe démocratique dans notre pays. La promesse d’un remplacement à venir de Parcoursup par Sébastien Lecornu, alors que le caractère infondé de cette revendication a été largement démontré et que les Français sont une minorité…

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Source: Le Figaro · Eva Vaguerlant

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