Par Le Figaro avec AFP

Publié le 05/11/2026 à 23h04

Photo d’illustration. ADOBE STOCK

La première victime a expliqué à la barre avoir subi des «caresses sur les cuisses» et le clitoris de la part du médecin, sans gants, et des pincements sur les tétons.

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Un gynécologue a été condamné jeudi soir par la cour criminelle de l'Eure à cinq ans de prison pour un viol et une agression sexuelle commis en 2018 et 2020 sur des patientes. Le médecin a été condamné pour agression sexuelle pour des attouchements sur une patiente et pour avoir pratiqué un examen «inutile» sur une autre, à savoir une pénétration digitale, donc un viol selon la loi, lors d'une consultation pour un renouvellement de pilule contraceptive.

L'avocate générale, Aude Helbert, avait requis une peine de réclusion criminelle de six à huit ans de prison, déplorant que le médecin ne se remette pas, ou très peu, en cause et citant un risque de récidive. «Je suis sincèrement désolé si mon attitude a prêté à confusion (...) Je suis innocent», a dit le gynécologue avant que la cour ne se retire pour délibérer.

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La première victime a expliqué à la barre avoir subi des «caresses sur les cuisses» et le clitoris de la part du médecin, sans gants, et des pincements sur les tétons, agressions qui avaient provoqué son départ précipité du cabinet. «Quand on fait des mauvaises choses, il faut assumer», a-t-elle déclaré durant l'audience mercredi.

Caresses, attouchements et tentative de baiser

Près de 80 patientes (sur plusieurs milliers au total) du gynécologue avaient été interrogées durant l'enquête, ne révélant pas d'autres viols mais plusieurs témoignages de propos déplacés, de caresses entre les cuisses, d'attouchements sans gants, au moins une tentative de baiser sur la bouche et des propositions pour montrer à ses patientes «comment avoir du plaisir sexuel».

Le praticien a nié les faits pendant toute l'enquête ainsi qu'à la barre du tribunal, se justifiant par des gestes médicaux et des questions nécessaires selon lui au vu des demandes et problèmes de ses patientes. Décrit comme un bon médecin par ses anciens chefs de service et collègues, il avait déjà fait l'objet d'une procédure devant l'Ordre des médecins pour une ligature de trompes sans consentement. Le magistrat instructeur avait renvoyé l'affaire devant le tribunal, justifiant, entre autres, que «deux femmes qui ne se connaissaient pas ont déposé plainte à deux ans d'intervalle pour des faits de nature sexuelle, en évoquant un mode opératoire assez similaire».

Les psychiatres et psychologues ayant expertisé les plaignantes n'ont pas trouvé de pathologies pouvant nuire à la crédibilité de leurs récits, leur état avait même été jugé cohérent avec un stress post-traumatique.

Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP

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