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En demandant un acompte, certains salariés ont peur de donner l’impression qu’ils ne savent pas gérer leur argent. AdobeStock

Factures imprévues, pouvoir d’achat en berne, fins de mois difficiles… De plus en plus de salariés demandent à être en partie payés avant la fin du mois. Une pratique qui se banalise, révélatrice des difficultés croissantes à boucler son budget.

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Tanguy, 30 ans, commercial dans le secteur du commerce du luxe à Lyon, a demandé deux fois en six ans un acompte sur salaire à son employeur. «Des collègues m’ont dit qu’ils l’avaient déjà fait. On demande directement à notre comptable, ça se fait en un coup de téléphone. J’ai demandé 500 euros parce que j’avais reçu une grosse facture. Je voulais pouvoir la régler le plus rapidement possible. C’est un virement instantané , qui est ensuite retiré de la paie suivante.»

Comme Tanguy, les Français sont de plus en plus nombreux à demander à percevoir, après le 15 du mois, tout ou partie du salaire déjà gagné. Rosaly, une entreprise qui externalise ce dispositif, assure que la demande a grimpé de 30 % en un an. «Dans notre étude de novembre 2026, 35 % des salariés demandaient au moins un acompte par mois, contre 28 % en 2025, explique Arbia Smiti, fondatrice et CEO de Rosaly. Ce n’est plus un dépannage exceptionnel, c’est devenu un réflexe pour tenir jusqu’à la fin du mois. À quelques semaines…

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Source: Le Figaro · Maïté Sélignan

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