Par Le Figaro avec AFP

Publié le 29/10/2026 à 16h15, mis à jour le 29/10/2026 à 16h27

États-Unis : le principal stratège de l'armée renvoyé lors d'un remaniement inattendu d'après The Atlantic

Le général Brett Sylvia, chargé de la stratégie et de la planification à l’état-major interarmées, a été démis de ses fonctions sans motif connu, selon la presse américaine. Cette nouvelle éviction intervient alors que Donald Trump évoque une reprise des frappes contre l’Iran.

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Washington a limogé un haut gradé de l'armée américaine, rapportent mercredi des médias américains, une nouvelle éviction majeure au moment où le président américain Donald Trump semble envisager de reprendre des frappes de grande ampleur contre l'Iran. Brett Sylvia, général de l'armée de terre, a été démis cette semaine de ses fonctions de responsable de la stratégie et de la planification au sein d'un organe du Pentagone (Joint Staff), selon la presse américaine, qui s'appuie sur des sources non identifiées venant du ministère de la Défense.

Un porte-parole de cette direction du Pentagone chargée de la planification notamment a publié dans un premier temps un communiqué semblant confirmer ce départ avant de le retirer. «Par respect pour le militaire en question et en raison de la procédure de gestion du personnel en cours, nous ne communiquerons pas davantage», a-t-il fait savoir. Aucun motif n'a été avancé pour le départ de Brett Sylvia et aucun remplaçant nommé, selon The Atlantic. Depuis le retour à la Maison-Blanche de Donald Trump début 2025, lui et son gouvernement ont mené une large purge dans les plus hauts rangs de l'armée américaine - habituellement plutôt à l'écart des ingérences politiques partisanes.

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Une série d’évictions

Dès février 2025, le chef d'état-major interarmées installé par l'ex-président démocrate Joe Biden, le général Charles «CQ» Brown, a été évincé sans justification et remplacé par Dan Caine, à la manœuvre dans la guerre avec l'Iran. La liste s'est allongée au fil des mois avec, entre autres, les haut gradés à la tête de la Marine et des garde-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, le chef d'état-major de l'armée de l'air et son adjoint...

Début avril, en pleine guerre contre l'Iran, c'est le chef d'état-major de l'armée de terre américaine, le général Randy George, qui a été poussé vers la sortie du jour au lendemain, sans que le Pentagone ne communique non plus d'explication. Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth a affirmé le mois dernier que les États-Unis avaient réduit de 20 % le nombre de leurs généraux et amiraux, une mesure qui, selon lui, vise à leur faire «rendre des comptes».

Ce nouveau renvoi rapporté par la presse américaine intervient quand Donald Trump semble envisager de nouvelles frappes contre l'Iran après les élections américaines de mi-mandat programmées dans moins d'une semaine, mardi 3 novembre. «Nous pourrions faire un autre petit ’Fureur épique’», avait déclaré le président américain la semaine dernière, en référence au nom donné aux attaques américano-israéliennes contre l'Iran lancées le 28 février. Il n'a fourni aucune indication sur un éventuel calendrier. Ni les États-Unis ni l'Iran n'ont lancé d'attaques d'envergure contre des cibles terrestres depuis le début du mois de septembre, s'en tenant plutôt à un schéma de frappes contre des navires commerciaux.

Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP

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