Le Texas concentre un quart des arrestations de la police de la migration américaine, l’ICE. Alors que la question migratoire est au cœur de la campagne de ces élections de mi-mandat, qui auront lieu le 3 novembre, les personnes en situation illégale et les demandeurs d’asile vivent dans la crainte des raides et des arrestations.

Publié le : 01/11/2026 - 06:34Modifié le : 01/11/2026 - 06:37

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Avec notre correspondante à San Antonio, Gwendolina Duval

« À mon pied, j’ai un bracelet, pour qu’ils puissent surveiller où je vais », raconte Erick Weldan. Père de quatre enfants, ancien soldat, cet Hondurien de 32 ans a traversé le Rio Bravo, frontière naturelle entre les États-Unis et le Mexique, en novembre 2024.Il fait aujourd’hui partie de ces plus de 50 000 demandeurs d’asile à porter un bracelet électronique.

« En vérité, je me sens très mal parce que quelquefois les gens me regarde d’une mauvaise manière », regrette-t-il, lui qui fait tout pour ne pas se faire remarquer. Ne pas se faire attraper et se faire expulser comme près d’un million d’autres personnes. Car même s’il n’a rien à se reprocher, l’ICE peut l’arrêter à n’importe quel moment : « J’ai tout le temps peur. Il y a beaucoup de gens qui nous prévienne que la migration arrive. Et la seule chose qu’on peut faire, c’est courir. »

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Erick et sa famille ont trouvé refuge dans une église de San Antonio. La Pasteure Dianne Garcia, explique qu’une quarantaine de ses fidèles ont été arrêtés, la plupart expulsés, y compris des enfants. « C’est un effort constant pour calmer les gens. Tout le monde vit sous un stress permanent, parce que plus personne ne peut travailler. Les gens n’ont plus de quoi manger », développe-t-elle.

C’est un problème pour Erick. Même s’il a obtenu très récemment un permis de travail, personne ne lui donne de contrat. Alors il survit avec des petits boulots à la journée. « Je fais n’importe quel travail. Tous les jours c’est très risque mais l’idée et s’il n’y a rien, je rentre à la maison », déplore l’ancien militaire.

Depuis deux ans, son moral est fragile, il admet penser souvent à tout abandonner et partir sans savoir où. « S’il me disent de partir, c’est d’accord, merci. Mais je ne veux pas qu’on me mette en prison. Je ne suis pas un criminel », plaide-t-il, alors que deux personnes arrêtées sur trois sont désormais expulsées sans procès.

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Source: RFI

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