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« C’est une question de dignité politique, de cohérence et d’empathie envers les victimes », a déclaré Oscar Puente, une semaine après la collision à Urda qui a coûté la vie à au moins 69 personnes.

Le ministre des transports espagnol, Oscar Puente, à Madrid, le 30 octobre 2026.

Le ministre des transports espagnol, Oscar Puente, a annoncé mardi 3 novembre sa démission, près d’une semaine après la catastrophe ferroviaire à Urda, près de Tolède, qui a coûté la vie à au moins 69 personnes, le deuxième grave accident sur le réseau ferré espagnol cette année.

« Je souhaite vous faire savoir que je renonce non seulement à mes fonctions de ministre des transports, mais que je renonce également à figurer sur les listes » pour les élections législatives anticipées du 29 novembre, a affirmé à l’issue d’une longue comparution devant les députées le ministre, qui avait depuis la catastrophe écarté à plusieurs reprises de quitter son poste.

« Un ministre des transports d’un pays comme l’Espagne ne peut pas rester en fonction après deux accidents d’une telle gravité en moins d’un an, aussi différents soient-ils, et que j’en porte ou non une responsabilité directe », a déclaré M. Puente, évoquant également la catastrophe d’Adamuz, qui avait fait 46 morts en janvier en Andalousie (Sud). « C’est une question de dignité politique, de cohérence et d’empathie envers les victimes. »

« J’ai pris ma décision concernant mon avenir dans les premières minutes qui ont suivi la tragédie, dès que j’en ai eu connaissance », a-t-il assuré : « Je rends aujourd’hui cette décision publique, dans le lieu où il est le plus pertinent de le faire, au siège de la souveraineté nationale, une fois accompli ce qui était, selon moi, le travail le plus urgent et le plus impossible à différer : mener les premières investigations (…), prendre les premières mesures pour indemniser (les victimes) et améliorer, dans la mesure du possible, la sécurité de notre système ferroviaire à court terme. »

A l’issue du conseil des ministres, dans la matinée de mardi, Oscar Puente avait présenté à la presse un « plan extraordinaire pour renforcer la sécurité du réseau à grande vitesse », ainsi qu’un dispositif d’aides aux survivants et aux familles de victimes, assurant que le gouvernement travaillerait « sans relâche » pour « regagner la confiance » de la population envers le réseau à grande vitesse espagnol.

Le Monde avec AFP

Source: Le Monde · Le Monde avec AFP

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Politics
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