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Le leader de l’opposition de droite, Alberto Nunez Feijoo, a assuré que son parti revaloriserait les retraites conformément à la loi, s’il remportait les élections. Il répondait au gouvernement socialiste, qui l’accuse de vouloir ouvrir la voie à une privatisation partielle du système.

Des manifestants réclamant une augmentation des retraites et des salaires, à Madrid, le 24 octobre 2026.

Plusieurs milliers de manifestants ont défilé, samedi 24 octobre, dans le centre de Madrid pour défendre les retraites publiques, à un mois des élections législatives, alors que la gauche accuse la droite de vouloir ouvrir la voie à une privatisation partielle du système.

Le cortège a parcouru dans le calme près de deux kilomètres entre la gare d’Atocha et la rue Alcala, en passant notamment devant le célèbre musée du Prado et par la place de Cibeles, a constaté un journaliste de l’Agence France-Presse (AFP).

« Retraites garanties », « protéger les », pouvait-on lire sur des pancartes brandies par certains des 25 000 manifestants, selon un chiffre communiqué par la préfecture de Madrid à l’AFP.

Juan Fernandez, 38 ans, employé dans l’administration publique à Séville, a confié vivre « dans l’incertitude » quant à sa future retraite et dit s’opposer à une réforme du système qui ouvrirait la voie à la privatisation, avec « des gains ou des pertes ».

Pension moyenne de 1 576 euros mensuels

« Les retraites doivent être intouchables ! », a abondé Pilar, une pré-retraitée de 64 ans, qui n’a pas souhaité donner son nom de famille, déplorant « la tendance à tout privatiser ». Elle s’est aussi réjoui de voir que « la question du logement a suscité une forte mobilisation » ces dernières semaines, notamment chez les jeunes, qui « se sont réveillés », avant d’appeler à « défendre tous les services publics », tels que « l’éducation, la santé ».

Lundi, le leader de l’opposition de droite, Alberto Nunez Feijoo, avait assuré que son parti, le Parti populaire (PP), revaloriserait les retraites conformément à la loi, s’il remportait les élections législatives anticipées du 29 novembre. Il répondait aux accusations du gouvernement du premier ministre socialiste, Pedro Sanchez, qui reproche au PP de vouloir réformer le système des retraites en remettant en cause le mécanisme actuel d’indexation des pensions sur l’inflation, en vigueur depuis le 1er janvier 2022. Fin 2021, le PP avait voté contre ce projet de loi, critiquant son coût pour les finances publiques.

En Espagne, la pension moyenne de retraite s’élevait en septembre à 1 576 euros mensuels pour près de 6,8 millions de bénéficiaires, selon le ministère de la sécurité sociale.

Le Monde avec AFP

Source: Le Monde · Le Monde avec AFP

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