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Au fil d’un mois de mobilisations sociales, des manifestants victimes de graves blessures : « Je crie, je panique, j’ai l’impression que j’ai perdu ma jambe »
Par Asia Balluffier, Arthur Carpentier, Elsa Delmas , Thomas Eydoux, Léa Girardot , Alexandre Horn, Liselotte Mas et Poline Tchoubar
Publié aujourd’hui à 05h00, modifié à 10h32Article réservé aux abonnés
EnquêteDepuis le début des blocages lycéens, et plus encore après le pic de mobilisation du 17 octobre, de nombreuses personnes participant au mouvement social ont été blessées. « Le Monde » donne la parole à plusieurs victimes. Dans la plupart des cas, les armes utilisées par les forces de l’ordre sont en cause.
Le 17 octobre, Brice B., 27 ans, est venu de Seine-et-Marne manifester à Paris. Il est un peu plus de 18 heures aux abords de la place de la République, où la situation a basculé dans la violence en milieu de journée. « On était repliés, collés au restaurant, en train de boire et de discuter », raconte-t-il. Casseurs et policiers s’affrontent à grand renfort de projectiles.
Une grenade explose à côté de lui, au début du boulevard Voltaire : « Ça m’a brûlé le bras. J’ai enlevé ma veste et il y avait un trou dans mon bras. Je suis un peu paniqué, ça commence à saigner. » Brice B. fait un malaise. Il est pris en charge puis hospitalisé. Le fragment métallique qui a pénétré son bras, issu de la grenade, est extrait par un chirurgien. Le jeune homme l’a conservé.
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Source: Le Monde · Asia Balluffier, Arthur Carpentier, Elsa Delmas, Thomas Eydoux, Léa Girardot, Alexandre Horn, Liselotte Mas, Poline Tchoubar
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