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Après la défaite de la coalition menée par l’ancien président, le pays va connaître une alternance démocratique majeure qui pourrait insuffler une dynamique d’apaisement dans les Balkans, après deux décennies de blocage.

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Des supporteurs de la « liste des étudiants » se rassemblent pour célébrer leur victoire aux élections législatives serbes, devant le Parlement, à Belgrade, le 25 octobre 2026.

Des centaines de milliers de Serbes sont descendus dans la rue, dimanche 25 octobre au soir, pour fêter la victoire massive de l’opposition aux élections législatives ; elle entraîne une alternance politique historique dans ce pays des Balkans de 6,5 millions d’habitants.

Dans un revirement inattendu le soir même du vote, Aleksandar Vucic, ancien président serbe et tête de liste de la coalition au pouvoir « Serbie unie », a reconnu sa défaite face à la « liste des étudiants », lors d’une conférence de presse qui s’est tenue à 21 h 30, une heure et demie après la fermeture des bureaux de vote.

« C’est la consolidation d’une révolution [que les étudiants] ont menée directement avec le soutien de divers pays européens et de l’Etat profond américain, celui qui s’oppose au président Trump », a déclaré avec acrimonie M. Vucic. Admirateur assumé de l’ancien premier ministre Viktor Orban, le dirigeant serbe vient à son tour de mordre la poussière dans les urnes, six mois après la défaite de son allié hongrois, balayé par une vague étudiante et pro-européenne.

Des résultats encore partiels de ces élections législatives donnent la liste des étudiants, principal mouvement d’opposition, en tête avec 140 sièges sur un total de 250 (donc avec une nette majorité absolue), tandis que la coalition de M. Vucic n’obtient que 104 sièges au Parlement. Aucun des grands partis historiques du pays ne semble avoir franchi la barre des 3 % nécessaire pour être représenté dans cette chambre monocamérale, hormis quatre listes représentant des minorités. Le Parti socialiste, fondé par l’ex-président Slobodan Milosevic, paraît devoir, pour la première fois en trente-six ans, quitter le Parlement.

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Source: Le Monde · Emmanuel Grynszpan

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