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Contraint à l’exil et condamné à mort, Joseph Kabila a pris, le 12 octobre, la tête de la rébellion politico-militaire dans l’est de la RDC, dénonçant la « tyrannie » de l’actuel président, Félix Tshisekedi. Un bagage insurrectionnel hérité de son père et prédécesseur, Laurent-Désiré Kabila.

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L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, photographié dans la province de Nord-Kivu, le 29 mai 2025.

Rares sont les chefs d’Etat à être passés du faste présidentiel au feu de la guérilla. Davantage encore ceux qui ont pris le maquis avec leurs ennemis d’hier. Joseph Kabila, président de la République démocratique du Congo (RDC) de 2001 à 2019, dont l’expérience politique s’est forgée dans l’opposition armée au côté de son père et prédécesseur, Laurent-Désiré Kabila (1997-2001), est de ceux-là.

Le 12 octobre, le Congolais de 55 ans est sorti d’un exil forcé de plusieurs années pour prendre la tête de la rébellion parrainée par le Rwanda voisin dans l’Est de la RDC. Depuis la résurgence de l’insurrection, fin 2021, les combattants de l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23) ont pris le contrôle de vastes pans de territoire. Le groupe s’est dissous pour former le Front pour la refondation de la nation (FRN), lequel entend « fédérer et coordonner toutes les forces de résistance afin de mettre un terme à la tyrannie par tous les moyens, y compris la force ». Son adversaire : l’actuel chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, à qui Joseph Kabila a cédé le pouvoir en 2018.

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Source: Le Monde · Morgane Le Cam

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