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La CPI est menacée de démantèlement par le pouvoir américain, qui a déjà sanctionné certains de ses juges et exige de la Cour l’interdiction des poursuites judiciaires contre tout ressortissant Américain ou allié.

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L’extérieur de la Cour pénale internationale, à La Haye (Pays-Bas), le 28 mars 2026.

C’est un signe fort. Le Parlement européen a attribué le jeudi 22 octobre le prix Sakharov pour la liberté de l’esprit à la Cour pénale internationale (CPI) et à ses fonctionnaires. Un geste de soutien alors que le 9 octobre, le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a annoncé placer cette juridiction chargée de poursuivre les auteurs de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre sur la liste des entités sanctionnées par le Trésor américain. Assorties d’un ultimatum, ces sanctions seront effectives le 9 avril 2027, date à laquelle la CPI pourrait ne plus fonctionner, faute de banque ou d’accès aux services financiers et numériques opérés par des entreprises américaines.

« L’Union européenne repose sur le respect du multilatéralisme et des institutions internationales », a déclaré Roberta Metsola, la présidente du Parlement européen, dans l’hémicycle à Strasbourg, soulignant « l’important travail accompli par la CPI pour faire respecter le droit et la justice à l’échelle internationale ». La présidente de la CPI, la juge Tomoko Akane, l’a remerciée en précisant : « Cette distinction intervient à un moment où la Cour et ses fonctionnaires sont confrontés à des défis sans précédent, notamment des sanctions visant à entraver [son] mandat judiciaire. »

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Source: Le Monde · Sophie Fay, Stéphanie Maupas

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