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Mardi, l’assemblée générale de l’institution a vu le camp de centre droit du premier ministre polonais, Donald Tusk, et l’opposition nationaliste camper sur leurs positions.

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Lors d’une manifestation des soutiens du président polonais, Karol Nawrocki, devant le siège du Tribunal constitutionnel polonais, à Varsovie, le 1ᵉʳ novembre 2026.

Après des semaines de blocage, le Tribunal constitutionnel polonais, réuni en assemblée générale, a réussi, mardi 3 novembre en milieu d’après-midi, à se doter d’un budget pour 2027. Il semble pour autant peu probable que ce vote permettra à l’institution de sortir de la crise dans laquelle elle s’enfonce depuis des mois, devenant désormais la vitrine du combat politique entre le camp du premier ministre de centre droit, Donald Tusk, et l’opposition des nationalistes du PiS, au pouvoir de 2015 à 2023. A quelques mois des prochaines élections législatives polonaises, prévues en 2027, la cour est devenue le théâtre de batailles qui dépassent largement ses prérogatives théoriques.

Depuis son arrivée au pouvoir il y a trois ans, Donald Tusk y a, au fil des renouvellements, installé des juges acquis à sa cause, que ni le président de la République, Karol Nawrocki, ni le président du tribunal, Bogdan Swieczkowski, tous deux proches du PiS, n’ont reconnus. Vendredi 30 octobre, c’est l’une d’entre eux, Anna Korwin-Piotrowska, qui a suspendu ce dernier de ses fonctions, ainsi que le vice-président de l’institution, invoquant des manquements à leur responsabilité.

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Source: Le Monde · Florent Georgesco

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