RÉCIT - Des juges, investis par le Parlement mais non reconnus par le président, ont pris le contrôle de l’institution avec l’aval du premier ministre. L’opposition dénonce un «coup d’État».
Il est près d’une heure du matin vendredi soir, lorsque le petit attroupement se forme dans la Cour du tribunal constitutionnel. Le président Karol Nawrocki, accompagné du président de la Cour suprême polonaise, et de leurs services de sécurité, s’apprêtent à forcer l’entrée du tribunal constitutionnel. Le chef d’État vient d’écourter sa visite au Sénégal en urgence pour venir confronter lui-même les nouveaux juges qui ont pris possession des lieux alors même qu’il avait refusé de les investir. Il joue des coudes pour se frayer un chemin dans la foule et les policiers postés dans la cour, et finit par passer la porte et atteindre les couloirs de l’institution.
Pour comprendre cette intrusion nocturne, il faut remonter à cet été, lorsque Nawrocki a refusé d’investir cinq des huit juges nommés par la majorité parlementaire pour renouveler le Tribunal Constitutionnel. Or, au cours de leurs huit ans de mandat, les conservateurs du PiS, soutiens du Président, avaient placé des personnes de confiance…
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Source: Le Figaro · Adrien Sarlat
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