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Le projet de loi de finances pour 2027 du gouvernement Meloni prévoit la création d’une « exit tax » visant les grandes fortunes qui décideraient de quitter l’Italie. Une mesure qui infléchirait une politique fiscale visant depuis 2017 à attirer des ultrariches dans la péninsule
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En une décennie, les gouvernements qui se sont succédé à Rome se sont appliqués à faire de l’Italie une destination de choix pour les ultrariches qui cheminent sur les routes internationales de l’optimisation fiscale. Cependant, à l’approche d’élections législatives attendues en 2027, ce choix politique, dont les effets positifs tangibles restent introuvables, fait l’objet d’un ajustement notable. Selon le projet de loi de finances pour 2027, en cours d’examen au parlement, l’Italie pourrait en effet ajouter à son arsenal fiscal une « taxe de sortie » − un prélèvement visant les grandes fortunes décidant de quitter le pays.
Contrairement aux autres grandes économies européennes qui ont adopté des mesures de cette nature, l’Italie en est restée jusqu’à présent dépourvue. Considérée comme propre à susciter les inquiétudes de leurs clients par les cabinets qui accompagnent les nombreux et riches migrants fiscaux ayant choisi le pays, la mesure, dans sa forme actuelle, prévoit de taxer les revenus financiers obtenus au cours de la période de résidence en Italie par des personnes physiques, au-dessus d’un seuil de 800 000 euros. Seules les plus-values latentes seraient taxées, à hauteur de 26 %.
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Source: Le Monde · Allan Kaval
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