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Qualifié d’« historique », le score réalisé à l’issue des élections législatives par deux listes arabo-israéliennes ne leur confère pas pour autant le rôle pivot auquel elles pourraient prétendre. En difficulté, le bloc de l’opposition à Benyamin Nétanyahou continue à écarter toute alliance.

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Affiches électorales pour la Liste arabe unifiée et Les Démocrates de Yair Golan, sur des grilles, dans le centre de Tira (Israël), le 27 octobre 2026.

Au lendemain d’un vote sanction contre sa coalition, tenue en échec pour former une nouvelle majorité à l’issue des élections législatives, Benyamin Nétanyahou est reparti à l’assaut contre sa cible favorite en accusant les partis arabo-israéliens, sortis renforcés du scrutin, d’avoir « volé les élections ».

Mercredi 28 octobre, son parti, le Likoud, a saisi la police, le Shin Bet – le renseignement intérieur – et la commission centrale électorale pour exiger « une enquête approfondie » sur de supposées fraudes. Jeudi matin, le président de la commission électorale centrale, Noam Sohlberg, a demandé au Shin Bet de lancer une enquête sur d’éventuelles ingérences étrangères visant à encourager le vote des Arabes israéliens.

La manœuvre n’est pas nouvelle. Lors des précédentes élections de 2022, les mêmes accusations avaient été proférées dès les premiers sondages de sortie des urnes. La délégitimation des Palestiniens citoyens d’Israël et de leurs représentants au Parlement, décrits comme une menace pour la sécurité de l’Etat hébreu, est une constante chez Benyamin Nétanyahou, décuplée depuis l’attaque terroriste du 7 octobre 2023 en Israël par des commandos du Hamas.

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Source: Le Monde · Isabelle Mandraud

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