Les deux listes arabes en lice ont été visées par des accusations de fraude électorale relayées par le camp de Benyamin Nétanyahou. Ces partis sont soupçonnés d'avoir reçu des fonds du Qatar pour financer l'achat de voix.

France Télévisions

Publié le 01/11/2026 20:14

Temps de lecture : 1min

Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou à Jérusalem, le 28 octobre 2026. (TOSHIYUKI FUKUSHIMA / YOMIURI / AFP)
Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou à Jérusalem, le 28 octobre 2026. (TOSHIYUKI FUKUSHIMA / YOMIURI / AFP)

Les soupçons d'irrégularité ne remettront pas en cause les résultats des législatives en Israël, a assuré dimanche 31 août le président de la commission électorale dans une déclaration filmée, tout en confirmant qu'une enquête était en cours sur ces accusations de fraudes.

"Les soupçons qui nous ont été présentés sont graves. Nous les examinerons jusqu'au bout", a dit le juge Noam Sohlberg, en référence aux accusations, relayées par le camp du Premier ministre Benyamin Nétanyahou, d'achat de voix via des financements étrangers. Mais "notre position est que, même si les soupçons venaient à être confirmés, cela ne remettrait pas en cause la régularité du processus électoral ni les résultats des élections dans leur ensemble", a-t-il ajouté.

Au lendemain des législatives du 27 octobre, la commission électorale a adressé une lettre aux services du renseignement intérieur (Shin Bet) pour demander l'ouverture d'une enquête sur des soupçons de fraude électorale. Le scrutin de mardi a notamment été marqué par une percée spectaculaire des deux listes arabes (Raam et la Liste unifiée), qui ont obtenu à elles seules 19 sièges, selon les résultats définitifs.

Ces formations ont été visées jeudi par des accusations de fraude électorale relayées par le camp de Benyamin Nétanyahou. Des responsables et des médias ont notamment affirmé que ces partis étaient soupçonnés d'avoir reçu des fonds du Qatar pour financer l'achat de voix. Doha et les partis arabes ont rejeté ces accusations.

Dimanche, le juge Sohlberg, entouré du chef du Shin Bet et de la procureure de l'Etat durant sa déclaration, a confirmé que les soupçons concernaient "des financements provenant de l'étranger, destinés à influencer le processus électoral, et susceptibles de présenter également une dimension sécuritaire". Mais il a souligné que cette enquête ne devait "en aucun cas jeter le discrédit sur le vote de la communauté arabe".

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Source: Franceinfo · franceinfo avec AFP

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