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La colère des étudiants indonésiens monte contre l’administration, accusée d’inaction face aux feux qui ont dévasté près de 2 millions d’hectares. La Malaisie et Singapour, également touchés par les fumées, haussent le ton.

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Une manifestante munie d’un masque à gaz brandit une pancarte de protestation aux feux de forêt en Indonésie, à Jakarta, le 22 octobre 2026

La colère ne cesse de s’amplifier. Face aux mégafeux qui dévorent l’Indonésie depuis des mois, plusieurs milliers de manifestants ont investi la rue, mercredi 28 octobre, dans une vingtaine de villes, de Djakarta à Makassar, en passant par Bandung, Yogyakarta et Pontianak. Mobilisés par une coalition étudiante, ils ont dénoncé la gestion des incendies dévastateurs et la pollution provoquée par leurs fumées toxiques qui empoisonnent aussi les pays voisins.

« Pourquoi les autorités hésitent-elles à agir ? Peut-être parce qu’elles sont elles-mêmes impliquées », soupçonne Cho Yonggi, 23 ans, qui a participé à l’élaboration des revendications étudiantes. Au cœur de leurs demandes : faire reconnaître les incendies comme catastrophe nationale, poursuivre les entreprises responsables et restaurer les écosystèmes. « Ces incendies ne sont pas simplement d’origine naturelle, mais sont planifiés : ils profitent à des acteurs du monde politique ou à des membres de leur famille, connectés à des sociétés qui défrichent par le feu », accuse cet étudiant en philosophie à l’université d’Indonésie, à Depok, près de Djakarta.

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Source: Le Monde · Dinh Tiên

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