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Le déficit pluviométrique dans cette collectivité d’outre-mer a entraîné une forte baisse du niveau des cours d’eau et l’interruption progressive du trafic fluvial.

Dans le village d'Elahe, au coeur du parc national amazonien de Guyane, d'Amérindiens vivant au bord du fleuve Maroni, le 13 mars 2007.

Face à l’interruption progressive du trafic fluvial en Guyane provoquée par un déficit de précipitations, le préfet de cette collectivité d’outre-mer a décidé d’activer le plan Orsec « sécheresse », a annoncé la préfecture mercredi 21 octobre.

Le plan Orsec (Organisation de la réponse de sécurité civile) est le dispositif d’urgence qui coordonne l’ensemble des moyens publics et privés pour faire face à une catastrophe, un accident majeur ou une crise.

Cette décision a été prise « en concertation avec la collectivité territoriale et les communes concernées » pour venir en aide aux populations isolées, précise la préfecture dans un communiqué. A compter de jeudi, « le centre opérationnel de zone, renforcé par la mission d’appui de la sécurité civile, assurera quotidiennement la coordination et la priorisation des moyens logistiques civils et militaires », a détaillé la préfecture.

Ces opérations de ravitaillement cibleront les communes dépourvues d’accès routier : à l’ouest, le long du fleuve Maroni (Maripasoula, Papaïchton et Grand-Santi), et au sud-est, sur le fleuve Oyapock (Camopi).

Episode d’une intensité exceptionnelle

L’objectif est d’assurer l’acheminement de biens de première nécessité à un prix raisonnable, le maintien du service public de l’éducation pour la rentrée des vacances de la Toussaint et le bon fonctionnement des moyens de production d’eau potable, y compris sur le littoral.

La Guyane subit depuis plusieurs mois un important déficit pluviométrique sous l’effet d’un épisode El Niño d’une intensité exceptionnelle. Ce manque d’eau a entraîné une forte baisse du niveau des cours d’eau du territoire.

El Niño est un phénomène naturel qui revient tous les deux à sept ans. Les eaux de surface dans le centre et l’est du Pacifique équatorial se réchauffent à partir du printemps, ce qui entraîne les mois suivants des modifications majeures des régimes de vents, de pression et de précipitations à l’échelle mondiale. L’ONU a averti mercredi que le phénomène El Niño en cours pourrait être « sans précédent » et « littéralement dépasser les échelles de suivi » actuelles.

Le Monde avec AFP

Source: Le Monde · Le Monde avec AFP

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