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Après les inondations de février 2026, la commune d’Arveyres au bord de la Dordogne a été déclarée zone de catastrophe naturelle, et les habitants, résolus à rester, s’organisent pour vivre en zone inondable. Enzo Lafon et sa compagne Marie
MARLÈNE AWAAD POUR « LE MONDE »

Par Hubert Prolongeau 

Publié aujourd’hui à 06h00

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ReportageLes inondations de février ont-elles fait fuir les habitants du département ? A Arveyres, au bord de la Dordogne, déclaré zone de catastrophe naturelle, la résistance, au contraire, s’organise. Les riverains défendent un art de vivre qui attire même les jeunes.

D’une main lente, elle tourne les pages de l’album. Pour la célébration des Journées du patrimoine à Arveyres, village girondin de 2 000 habitants situé en partie au bord de la Dordogne, Nadine Licoine a demandé des photos de son quartier aux habitants. Jaunies, tirées pour les plus anciennes sur du papier aux coins dentelés, celles-ci défilent. Jusqu’à ce qu’aux vieilles maisons et aux gens posant devant chez eux avec un rien de raideur succèdent celles de voitures noyées d’eau à mi-roues et de rues envahies par les flots. Dessous, écrit à la main : « Inondations : février 2026. »

L’épisode a été exceptionnel : quarante-deux jours d’affilée de vigilance crue pour 88 départements, la plus longue période de précipitations jamais enregistrée. Les images de Saintes (Charente-Maritime) ou d’Angers inondées ont fait le tour des réseaux sociaux.

Bien sûr, ici, ça a été moins grave, avec quand même pluie, vent et gros coefficient de marées. La Dordogne a débordé comme jamais encore en ce XXIe siècle. Elle a coupé la route départementale 2089, principale voie d’accès à Libourne, noyé plusieurs routes communales, envahi les champs, bloqué des dizaines de personnes chez elle. La commune d’Arveyres a été déclarée en état de catastrophe naturelle. Et, pour beaucoup de ses habitants, la question s’est reposée : faut-il rester ?

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Source: Le Monde · Hubert Prolongeau

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