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Sans attendre l’étude d’impact environnemental ni le plan d’aménagement du territoire, le géant américain a coupé à blanc 530 hectares de forêts sur deux sites, poussant les autorités, favorables à ces équipements, à durcir la législation.

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La zone de construction d’un centre de données de Google à Muhos, dans le nord de la Finlande, le 11 septembre 2026.

Le contraste est saisissant. Il y a un peu plus d’un mois et demi, l’heure était à la célébration. Le 9 septembre, Google avait annoncé le plus gros investissement de l’histoire de la Finlande : 13 milliards d’euros, destinés à l’agrandissement et à la construction de centres de données dans quatre communes, ainsi qu’à la rénovation de la centrale nucléaire de Loviisa, repoussant sa fermeture de vingt ans. Sous une pluie de confettis, le premier ministre conservateur, Petteri Orpo, s’était félicité des « nombreux emplois » et des « importantes recettes fiscales » qui allaient en découler.

Depuis, les mêmes images sont diffusées en boucle dans les médias finlandais. On y voit des centaines d’hectares de terrains mis à nu, le sol décapé. La forêt a été coupée à blanc. Ne reste que la tourbe noire, recouverte d’une eau boueuse et balafrée par de longs fossés. Sur 530 hectares, ce paysage lunaire est devenu l’illustration des dérives d’une industrie en pleine expansion, alors même que plus de 140 projets de centres de données ont été annoncés dans le pays de 6 millions d’habitants.

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Source: Le Monde · Anne-Françoise Hivert

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Politics
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