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Le débat sur le manque d’entretien présumé des voies ferrées, en regard d’investissements colossaux dans le développement du réseau, pourrait marquer un tournant dans la campagne pour les législatives du 29 novembre, après l’accident survenu mercredi 28 octobre près de Tolède, qui a fait au moins 69 morts.

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Le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, prend la parole au poste de commandement déployé après la collision de deux trains à grande vitesse près de Tolède, le 28 octobre 2026.

Au lendemain de la catastrophe ferroviaire qui a fait au moins 69 morts et 108 blessés, mercredi 28 octobre, à Urda, près de Tolède, l’Espagne est hébétée. Le pays a entamé trois jours de deuil national. Les autorités considèrent, pour le moment, qu’une erreur humaine serait à l’origine de la collision entre le train à grande vitesse (AVE) de la compagnie nationale Renfe et celui de l’opérateur privé Iryo, contrôlé par son homologue italien Ferrovie dello Stato (FS), lequel se trouvait à l’arrêt sur la ligne Madrid-Séville, à la suite d’une panne informatique. Jeudi matin, le premier ministre, Pedro Sanchez (Parti socialiste ouvrier espagnol, PSOE), a exigé que toute la lumière soit faite sur les causes de la tragédie survenue neuf mois seulement après une autre collision sur la même ligne, à Adamuz, qui avait fait 46 morts et 150 blessés.

En attendant d’en savoir davantage sur cette série noire, la question du transport ferroviaire revient en force dans le débat politique espagnol, un mois avant les élections législatives anticipées du 29 novembre. « On ne peut pas continuer comme ça », a lancé lors d’une visite à Urda, jeudi, le chef de l’opposition, Alberto Feijoo. Que le gouvernement fasse ce qu’il juge opportun, le peuple espagnol a déjà pris sa décision. » A plusieurs reprises depuis l’annonce de la dissolution du Parlement, le 5 octobre, le président du Parti populaire (PP, droite) avait mentionné publiquement le bilan, selon lui désastreux, de la gauche dans le domaine ferroviaire. Et ce, avant l’accident de mercredi.

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Source: Le Monde · Guillaume Delacroix

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